Nos tutelles

CNRS Nom tutelle 1

Rechercher






Accueil > LAHIC > Ateliers et Ressources > Atelier "Patrimoine culturel immatériel" > PCI : Chronique scientifique et culturelle.

Compte rendu de la première réunion du comité intergouvernemental de sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel. Alger, 18 et 19 novembre 2006.

par voisenat - publié le



Chérif Khaznadar dirigeait la délégation française. L’objet principal des débats était la mise en place des règles de fonctionnement du comité et une première discussion sur les critères d’inscription sur les listes du PCI.

Les discussions sur le premier point ont été largement dominées par les représentants de l’Inde, de la Chine et des pays du Sud, qui étaient du reste les plus nombreux et de loin dans le comité. En dépit de quelques points de procédure litigieux, le règlement a finalement été adopté au terme de la première journée et un bureau a été élu.

S’agissant des critères, la discussion a mis en évidence un certain nombre de divergences ou d’interrogations : sur le nombre de critères, sur la souplesse de leur prise en compte, sur la nécessité de les trouver tous présents dans un bien pour permettre son inscription, sur l’insertion dans les futures listes des chefs-d’oeuvre déjà proclamés. De nombreux intervenants ont rappelé la nécessité d’avoir des critères évolutifs, ainsi que le rôle central que les communautés (qui ont à donner leur consentement "libre et éclairé") doivent jouer dans le recensement et la mise en valeur de ce patrimoine.

Il semble pratiquement acquis que les inscriptions sur la liste représentative seront faites pour une durée limitée (qui n’a pas été fixée) afin de permettre un renouvellement et d’éviter une compétition entre Etats comparable à celle engendrée par la convention de 1972 sur le patrimoine mondial. Tout au long des discussions cette dernière convention est en effet apparue comme une référence obligée, mais aussi, bien souvent, comme un repoussoir.

En revanche, la création d’une ONG "umbrella" pour le PCI, capable de rassembler experts et associations et susceptible de jouer un rôle comparable à celui de l’ICOM ou de l’ICOMOS, n’a pas reçu l’adhésion de tous, et ce point reste en débat.

Pour toutes ces questions, il ne s’agissait que de débats préliminaires, et les propositions de fond doivent être adressées par écrit à l’UNESCO d’ici la fin de janvier 2007.