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Accueil > LAHIC > Ateliers et Ressources > Atelier "Patrimoine culturel immatériel" > PCI : Chronique scientifique et culturelle.

Compte-rendu du colloque {Le nuove Convenzioni UNESCO : il coinvolgimento delle Regioni et degli Enti Locali nella loro attuazione e promozione}. Rome, Bibliothèque nationale centrale, 29 et 30 septembre 2007.

par voisenat - publié le

Christian Hottin, chef de la mission ethnologie (DAPA, Ministère de la culture).



Contexte :

Le processus de ratification des deux conventions (2003 et 2005) par l’Italie est presque achevé : les textes ont été approuvés par les chambres et sont actuellement à la signature du Président de la République. La manifestation officielle et scientifique du samedi 29 septembre était suivie, le 30, par une parade organisée en plein centre ville, sur l’avenue des Forums impériaux et intitulée « journée des biens immatériels ». Francesco Rutelli, ministre de la Culture, devait ouvrir le colloque, mais les discussions sur le budget l’ont empêché en cours de matinée d’y prendre part.

Présentation des débats et des exposés :

Bien que les deux conventions soient officiellement concernées par le colloque, il a principalement été question de la convention sur le PCI, y compris dans l’intervention de Tullio Scovazzi consacrée aux aspects juridiques des textes. Seul Mounir Bouchnaki, directeur général de l’ICCROM, a, logiquement, centré sa présentation sur la convention dédiée à diversité culturelle.

La première et la troisième parties du colloque étaient les plus riches d’enseignements. D’une part était souligné le rôle des musées et de la recherche dans le processus de mise en valeur du PCI (interventions de Pietro Clemente et de Patrizia Resta), d’autre part était mis en avant le rôle clef que l’Italie entend accorder aux collectivités locales (voir la présence lors de la table ronde des présidents des associations des communes, provinces, régions et régions autonomes).

Par contraste, le deuxième partie, consacrée aux textes proprement dits (intervention de Fernando Brugman) et aux exemples de mise en œuvre, avait plutôt un caractère d’information pour les participants. C’est ce qu’on s’est efforcé de faire, pour la France, en présentant non seulement l’action de l’administration en lien avec la convention, mais aussi les différents contextes interagissant avec cette politique : adhésion ou réticence du monde des chercheurs, risques d’instrumentalisation politique, disparités régionales dans la perception du PCI, etc.

Il est important de remarquer que les praticiens étaient présents lors de ces journées, non point tant pour intervenir et discuter, mais bien plutôt pour pratiquer : chanteurs sardes, musiciens et chanteurs en langue Grika de la province de Lecce, poètes d’improvisation toscans et romains. Cela s’est fait souvent avec bonheur ; et la journée s’est achevée avec la reconstitution, hors contexte, d’une procession de la Semaine Sainte organisée par une confrérie de pénitents de la province de Salerne. La manifestation publique organisée le lendemain était sans doute plus appropriée pour accueillir la présentation de ce type de rituel.