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Penser la sorcellerie en Afrique.

par Nadine Boillon - publié le

Sandra Fancello (dir), Éditions Hermann, à paraître mars 2015.

Sous la direction de Sandra Fancello, avec les contributions de Peter Geschiere, Bruno Martinelli, Julien Bonhomme, André Mary, Maixant Mébiame-Zomo, Andrea Ceriana Mayneri, Jean-Bruno Ngouflo, Sandra Fancello, Bernard Coyault et Bénédicte Meiers.

La sorcellerie a pris dans l’Afrique contemporaine des formes inédites : enfants sorciers, crimes rituels, vols de sexe, possessions diaboliques. Elle ne renvoie plus à un système organisé de croyances et de pratiques mais plutôt à des imaginaires polymorphes suscités par l’insécurité et l’injustice vécues au quotidien. Les faits de violence associés aux affaires de sorcellerie témoignent d’une profonde dérégulation normative et exigent des enquêtes situées qui interrogent les chaînes du soupçon et de l’accusation.

Cet ouvrage fait le choix d’une approche ethnographique et comparative des diagnostics sanitaires ou religieux et des qualifications judiciaires de la sorcellerie.Les chercheurs sont interpelés comme les juges et les médecins par les processus de pénalisation, sinon de politisation des affaires de sorcellerie. Comment dans un tel contexte entrer et se faire accepter en tant que chercheur dans les tribunaux, les églises, les familles, les entreprises ? Comment éviter les biais liés à une entrée par le point de vue des victimes ? Comment travailler sur des affaires qualifiées par les médias de « crimes rituels » ? Les affaires, les rumeurs, les procès appellent à penser par cas, en interrogeant les stratégies d’acteurs et le positionnement des institutions face à la sorcellerie.

Sandra Fancello est anthropologue, chargée de recherches au CNRS et membre de l’Institut des Mondes Africains. Coordinatrice du programme « L’État et les institutions face à la sorcellerie dans l’Afrique contemporaine », ses travaux interrogent les représentations sorcellaires et les itinéraires de consultations dans le champ religieux de la guérison en Afrique.

Tables des matières :

Préface

par Peter Geschiere

Introduction. Penser la sorcellerie en Afrique :

un défi pour les sciences sociales ?

par Sandra Fancello

Juger la sorcellerie. Un ethnographe dans l’institution

judiciaire centrafricaine

par Bruno Martinelli

La sorcellerie à l’ère des médias

par Julien Bonhomme

Épidémie de « crimes rituels » au Gabon.

Des affaires de sorcellerie au scandale de l’impunité

par André Mary et Maixant Mebiame-Zomo

Une ethnographie des enfants de rues à Bangui

(Centrafrique)

par Andrea Ceriana Mayneri

Désorceler les machines.La sorcellerie dans l’entreprise

d’électricité de Centrafrique

par Jean-Bruno Ngouflo

Les acteurs de la lutte anti-sorcellerie.

Exorcistes et nganga à Bangui et Yaoundé

par Sandra Fancello

La sorcellerie dans la vie d’une Église au Congo.

Entre déni et contagion

par Bernard Coyault

« La délivrance, c’est le diplôme ».

L’ethnologue aux prises avec le Combat Spirituel

par Bénédicte Meiers

Cet ouvrage est publié avec le soutien de l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre du programme “L’État et les institutions face à la sorcellerie dans l’Afrique contemporaine. Violence, justice et droits de l’Homme” (EInSA).