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JournĂ©e d’Ă©tude "CitoyennetĂ©s en confit, citoyennetĂ© conflictuelle"

publié le

Journée d’étude organisée par Yves-Marie Davenel, Eléonore Merza et Catherine Neveu IIAC-LAIOS (EHESS-CNRS)

Vendredi 18 juin 2010

Trop souvent considérée à partir de ses seules dimensions statutaires et normatives, la citoyenneté, ou plutôt les citoyennetés, se saisissent pourtant de manière plus dynamique à la fois à travers les pratiques et en tant que notion toujours contestée. Si les approches anthropologiques de la citoyenneté connaissent un fort développement à travers le monde, elles sont encore trop peu présentes en France.
C’est dans cette double optique que nous avons souhaité interroger la diversité des formes d’engagements et de revendications de la citoyenneté là où elle est contestée, niée ou vidée de son contenu, objet de conflits rhétoriques, intellectuels, pratiques et politiques autour des enjeux d’égalité. En interrogeant des citoyennetés en conflit dans une diversité de contextes et à travers une variété d’objets, cette journée d’études vise à ouvrir la discussion sur ce champ nouveau dans le contexte anthropologique français.

Les citoyennetĂ©s en conflit, ce sont tout d’abord celles observables dans le contexte de pays en guerre ou de rĂ©gimes non dĂ©mocratiques. Le terme est-il encore valide ou doit-on chercher de nouveaux concepts pour dĂ©crire ces situations particulières ? L’approche anthropologique se rĂ©vèle ici prĂ©cieuse en ce qu’elle met au jour des discours qui, reprenant une rhĂ©torique occidentale, inscrive une pratique diffĂ©renciĂ©e de la citoyennetĂ© dans les interstices d’espaces publics autrement contrĂ´lĂ©s.
Ce sont Ă©galement les diffĂ©rentes manières dont les articulations entre citoyennetĂ© et identitĂ©s, notamment nationales, sont pensĂ©es, discutĂ©es ou questionnĂ©es. Comment ce registre d’analyse peut-il fournir des clĂ©s de lecture fructueuses des mobilisations de populations minorisĂ©es, perçues ou constituĂ©es comme extĂ©rieures Ă  la « communautĂ© nationale » ? On s’intĂ©ressera Ă©galement Ă  la diversitĂ© des « niveaux » auxquels ces citoyennetĂ©s sont mises en jeu et en acte, notamment aux circulations entre niveaux local et national.

Un autre des enjeux de cette journĂ©e d’études a Ă©tĂ© d’ouvrir la discussion sur les usages, mobilisations et remises en cause de la notion de citoyennetĂ©. Quand on dit « citoyennetĂ© », parle-t-on de la mĂŞme chose dans l’espace israĂ©lo-palestinien, dans un pays post-soviĂ©tique, parmi des populations autochtones et/ou minorisĂ©es ? Comment traduire les imaginaires politiques et sociaux portĂ©s par cette notion dans diffĂ©rents contextes ? Et que permet de penser, pour les chercheur-es, le recours Ă  cette notion ?

Intervenants : Michel GIRAUD (CNRS), Jean-Pierre JACOB (Institut des Hautes Etudes Internationales et du DĂ©veloppement, Genève, et Laboratoire CitoyennetĂ©s IRD), Natacha GAGNE (UniversitĂ© d’Ottawa et IRIS), Laurence OSSIPOW-WUEST (HES-SO, Genève), Yves-Marie DAVENEL (IIAC-LAIOS, CNRS-EHESS), ElĂ©onore MERZA (IIAC-LAIOS, CNRS-EHESS), Enric PORQUERES (IIAC-LAIOS, CNRS-EHESS), Catherine NEVEU (IIAC-LAIOS, CNRS-EHESS)