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Yves Delaporte : publications

Liste arrêtée au 28/11/2017

publié le


Courriel Yves Delaporte



BIBLIOGRAPHIE COMMENTÉE

LIVRES :

L22. Signes de Nogent-le-Rotrou (avec Jeannine Kootstra). Limoges, Editions Lambert-Lucas, collection « Archives de la langue des signes française », à paraître.
Recueil, description et analyse étymologique du vocabulaire en langue des signes utilisé dans une école pour sourds-muets des deux sexes, dirigée de 1811 à 1964 par les Sœurs de l’Immaculée-Conception. Travail de terrain ; Jeannine Kootstra, sourde, a été la principale informatrice de l’ethnologue.

L21. Signes des Gravouses. Le dialecte des sourds-muets et sourdes-muettes de Clermont-Ferrand (avec Nicole Périot). Limoges, Editions Lambert-Lucas, collection « Archives de la langue des signes française », sous presse.
Recueil, description et analyse étymologique du vocabulaire en langue des signes utilisé dans une école pour sourds-muets des deux sexes, fondée en 1907 par les Frères de Saint-Gabriel. Travail de terrain ; Nicole Périot, sourde, a été la principale informatrice de l’ethnologue. Illustré de 510 dessins de signes par YD.

L20. L’Ecole des sourds. Encyclopédie historique des institutions françaises. Editions du Fox, Les Essarts-le-Roi, 2016, 441 p.
Lorsqu’ils parlent de leur présence dans le monde, les sourds font le signe « là, là, là… », en pointant dans l’espace des emplacements représentant les écoles qui ont été le premier lieu de leur socialisation grâce à la langue des signes. Cette encyclopédie donne un contenu aussi concret qu’exhaustif à ce signe en retraçant l’histoire de tous les endroits où, de manière brève ou pérenne, glorieuse ou misérable, des sourds se sont trouvé réunis à l’initiative des pouvoirs publics, de congrégations religieuses ou d’individualités. Illustré de 650 cartes postales anciennes.

L19. A historical and etymological dictionary of American Sign Language (avec Emily Shaw). Washington, Gallaudet University Press, 2015, 329 p. Illustrations de Carole Marion.
Après L15, c’est le second dictionnaire étymologique d’une langue des signes.

L18. Signes de Pont-de-Beauvoisin (1908-1960). Le dialecte du quartier des filles de l’Institution des sourds-muets et sourdes-muettes de Chambéry (avec Yvette Pelletier). Limoges, Editions Lambert-Lucas, collection « Archives de la langue des signes française », 2012, 319 p.
Recueil, description et analyse étymologique du vocabulaire en langue des signes utilisé dans une école en situation d’isolat. Travail de terrain ; Yvette Pelletier, sourde, a été la principale informatrice de l’ethnologue. Illustré de 550 dessins de signes par YD.

L17. Sourd, cent blagues ! tome 3 (avec Marc Renard, dir., et Michel Garnier), Editions du Fox, Les Essarts-le-Roi, 2010, 63 p.
Recueil d’histoires drôles en langue des signes.

L16. Les mains dans les étoiles. Dictionnaire encyclopédique d’astronomie pour la langue des signes française (avec Dominique Proust, dir., Daniel Abbou, Nasro Chab, Blandine Proust). Editions Burillier, Vannes, 2009, 349 p.
Travail de néologie pour le vocabulaire de l’astronomie en langue des signes.

L15. Dictionnaire étymologique et historique de la langue des signes française. Origine et évolution de 1200 signes. Publié avec le concours de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, et du Centre national du livre dans le cadre du programme des langues du monde. Les Essarts-le-Roi, Éditions du Fox, 2007, 679 p.
Premier dictionnaire étymologique d’une langue des signes.

L14. Gros signes (avec Joël Chalude). Les Essarts-le-Roi, Éditions du Fox, 2006, 173 p. Ouvrage lauréat du concours Autonomic’Art 2006.
Les signes injurieux, équivalant aux « gros mots » des langues vocales.

L13. Réédition et présentation du dictionnaire de l’abbé Lambert, Le langage de la physionomie et du geste (1865), sous le titre Dictionnaire de la langue des signes française d’autrefois. Paris, Éditions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, collection « Références de l’ethnologie », 2005, 394 p.

L12. Le vêtement lapon. Formes, fonctions, évolution. Oslo, The Institute for Comparative Research in Human Culture (Instituttet for sammenlignende kulturforskning), collection « Skrifter » (CXIII) / Paris, Peeters, collection « Arctique », 2004, 536 p.
Publication de ma thèse de doctorat d’Etat.

L11. Révision des étymologies dans Monica Companys et Fabrice Tournez, Dictionnaire 1200 signes. Angers, Éditions Companys, 2004, 139 p.

L10. Jean Massieu (1772-1846) ou le berger métaphysicien (brochure). Lille, Centre de formation à la langue des signes, 2004, 30 p.

L9. Aux origines de la langue des signes française. Brouland, Pélissier, Lambert, les premiers illustrateurs, 1855-1865 (avec Marc Renard). Paris, Langue des Signes Éditions, 2003, 93 p.
Réédition de 50 planches de signes dessinés entre 1855 et 1865, sources fondamentales pour l’étymologie de la langue des signes française.

L8. Moi, Armand, né sourd et muet (avec Armand Pelletier), 2002. Paris, Plon, collection « Terre humaine », 461 p. Réédition France Loisirs, 2003. Réédition Pocket, collection « Terre Humaine Poche », 2006.
Le récit de la vie d’Armand Pelletier, livré à l’ethnologue en langue des signes, forme la première partie de l’ouvrage. La seconde partie replace cette histoire individuelle dans l’histoire collective des sourds.

L7. Le regard de l’éleveur de rennes. Essai d’anthropologie cognitive. Paris, Peeters-Selaf, collection « Arctique », 2002, 336 p.
Les Lapons du Nord de la Norvège organisent leur existence autour de l’élevage du renne ; mais les animaux dont ils tirent moyens de subsistance et prestige sont à demi sauvages, toujours prompts à s’égarer dans d’autres troupeaux. L’éleveur compense ce faible degré de domestication par une extraordinaire maîtrise intellectuelle. Combinant en permanence interprétation des bois et de la robe, et décodage des marques de propriété, il se montre fin sémioticien. Quels processus cognitifs se déroulent lorsqu’il observe un renne galopant au loin ou lorsqu’il se plonge dans la masse tourbillonnante de rennes rassemblés dans un corral ? Quels savoir met-il en œuvre, et dont il parle si peu, tant ils constituent son bien personnel, que seul le silence peut protéger ? C’est à ces questions que tente de répondre ce livre, illustré de plusieurs dizaines de dessins réalisés par des éleveurs au cours de l’enquête.

L6. Les sourds, c’est comme ça. Ethnologie de la surdimutité. Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’Homme, collection « Ethnologie de la France », 2002, quatrième tirage 2011, 398 p.

L5. Aspects de la culture sourde : des signes, des noms, des rires. Nice, ASAS, 2000, 127 p.

L4. Aux origines du mouvement sourd. Ferdinand Berthier (1803-1886). Brochure, Louhans, CLSFB, 1999, 96 p.

L3. Gestes des moines, regard des sourds (avec Aude de Saint-Loup et Marc Renard). Laval, Siloë, 1997, 110 p. Réédité en 2016 sous le titre Dieu, du pain et des signes, Editions du Fox, version numérique.

L2. Chants lapons (avec Michèle Roué), accompagné d’une cassette. Transcriptions musicales par Vincent Dehoux. Paris, Peeters-SELAF, collection « Arctique », 1989, 256 p.

L1. Une communauté d’éleveurs de rennes. Vie sociale des Lapons de Kautokeino (avec Michèle Roué). Paris, Mémoires de l’Institut d’ethnologie, XXIV, 1986, 200 p.

DIRECTION D’OUVRAGES ET DE NUMEROS THEMATIQUES DE REVUES :

Dir. (avec Colette Pétonnet) de Ferveurs contemporaines. Textes d’anthropologie urbaine offerts à Jacques Gutwirth. Paris, L’Harmattan, collection « Connaissance des hommes », 1993, 347 p.

Dir. de : Le prince Roland Bonaparte en Laponie (1884), L’Ethnographie, 104, 1988 : 7-174.

Dir. de Vêtement et sociétés 2, Actes du Colloque national CNRS « Vers une anthropologie du vêtement », L’Ethnographie, 92-94, 1984, 421 p.

Dir. (avec Monique de Fontanès) de Vêtement et Sociétés 1, Actes des Journées de rencontre des 2-3 mars 1979. Paris, Musée de l’Homme, 1981, 370 p.

Dir. de Paul-Émile Victor, Les jeux de ficelle chez les Lapons nord-occidentaux, Boréales, 3, 1976, 66 p.

ARTICLES :

2018

A186. Une aiguille en folie. Au croisement d’une tendance évolutive et d’un champ morphosémantique, l’étymologie du signe EFFORT, Travaux interdisciplinaires sur la parole et le langage (TIPA), numéro thématique « La langue des signes, c’est comme ça », Mélanie Hamm (dir.) : 34, 2018 (à paraître).

2017

A185. Le monde des sourds dans les timbres du monde (avec Kenneth Rothschild), Echo-Magazine, le magazine d’actualités des Sourds. Chronique philatélique paraissant tous les mois depuis janvier 2009.

2013

A184. Est-ce qu’un sourd-muet anglais peut communiquer en langue des signes avec un sourd-muet français ? dans Noëlle Breham et Marjorie Devoucoux, Les p’tits bateaux. Les plus grands spécialistes répondent aux questions étonnantes de vos enfants. France Inter, First éditions, 2013 : 64-66.

2012

A183. L’abbé de l’Epée, de la légende au mythe, Art’pi, magazine artistique. Numéro hors-série pour le tricentenaire de la naissance de l’abbé de l’Epée, 2012 : 8-9.

A182. Construire un dictionnaire étymologique de la langue des signes française : problèmes de traduction et de transcription, Michaela Heinz (éd.), Dictionnaires et traduction, Actes des « Quatrièmes journées allemandes des dictionnaires dédiées à la mémoire de Henri Meschonnic ». Berlin, Frank & Timme, 2012 : 305-336.

A181. Philatélie sourde : les timbres de franchise pour les institutions suisses de sourds-muets,Patrimoine Sourd, 41, 2012 : 3-24.

A180. De Théophile Denis (1829-1908) à Jehan Pinart, Patrimoine Sourd, 40, 2012 : 3-24.

A179. Insignes sourds : Europe de l’Est, Patrimoine Sourd, 39, 2012 : 3-24.

A178. Histoire d’un timbre-poste : l’abbé de l’Epée, 1959. Patrimoine Sourd, 38, 2012 : 3-24.

2011

A177. Les insignes sourds, Patrimoine Sourd, 37, 2011 : 3-24.

A176. L’iconographie de l’abbé de l’Epée, Patrimoine Sourd, 36, 2011 : 3-24.

A175. L’alphabet manuel dans le monde des objets, Patrimoine Sourd, 35, 2011 : 3-24.

A174. Quand la tête devient une lampe : une structure élémentaire de la langue des signes française, Patrimoine Sourd, 34, 2011 : 18-24.

2010

A173. Les signes et leur histoire, dans Mireille Golaszewski (dir.), La langue des signes française à l’école, au collège et au lycée. Centre national de documentation pédagogique (CNDP), 2010 : 36-57.

A172. New perspectives on the History of American Sign Language (avec Emily Shaw), Sign language studies, 11 (2), Gallaudet University, 2010 : 158-204.
S’il est bien connu que les racines de la langue des signes américaine sont en partie les signes parisiens importés par Laurent Clerc à partir de 1807 à Hartford, dans la première institution américaine pour enfants sourds, la filiation entre les deux langues n’a jamais été analysée. La raison en est que ces dernières sont toujours comparées dans leur état actuel, alors que toutes deux ont beaucoup évolué au cours des deux siècles passés. A partir d’une cinquantaine d’exemples, nous montrons que la connaissance que nous avons aujourd’hui de l’histoire et de l’étymologie des signes français (L15, 2007) ainsi que nos recherches sur les sources américaines anciennes, permettent d’envisager la construction d’un dictionnaire étymologique de la langue des signes américaine (ce qui sera fait en 2015 : L19).

A171. Retour sur « Les costumes du sud de la Laponie », Techniques et culture, 54-55, 2010 : 628-645. Réédition de A 53, précédé d’une introduction exposant les conditions de l’enquête, et d’une conclusion replaçant cette étude dans des perspectives plus générales issues de ma thèse de doctorat d’Etat (L12).

A170. La sociologie dans le poulailler. Postface à Bernard Truffaut, La famille Coquelet, Association Etienne de Fay, 2010 : 94-115.

A169. Sourds et surdité à travers les timbres-poste, Patrimoine Sourd, 33, 2010 : 3-24.

A168. Note étymologique sur les signes de parenté allemands, Patrimoine Sourd, 32, 2010 : 18-24.

A167. L’épopée militaire d’un sourd : Louis Janin (1943-1945), Patrimoine Sourd, 31, 2010 : 4-24.

A166. Philatélie sourde : les vignettes, Patrimoine Sourd, 30, 2010 : 4-24.

2009

A165. Gesture and signs through history (avec Emily Shaw), Gesture, Journal of the Internatio¬nal Society for Gesture Studies, 9 (1), 2009 : 35-60.
Un groupe de signes à connotations négatives, décrits dans un Dictionnaire des sourds-muets de la fin du XVIIIe siècle, ont en commun un croisement des index devant le visage. On identifie l’étymon, un geste d’hostilité attesté depuis le XVe siècle, puis on démontre qu’il a généré une importante famille lexicale, en langue des signes française comme en langue des signes américaine. A chaque étape de l’évolution, deux outils conceptuels permettent d’expliquer les dérivations morphologiques et sémantiques : d’une part l’économie articulatoire qui obéit à la loi du moindre effort ; d’autre part les protosémantismes, significations latentes dont sont investis les différents paramètres des signes (forme de la main, emplacement sur le corps, mouvement), héritées de la gestualité ambiante.

A164. La langue des signes des moines trappistes : de la norme aux usages réels, dans Adeline Herrou et Gisèle Krauskopff (dir.), Moines et moniales de par le monde. La vie monastique au miroir de la parenté. Paris, L’Harmattan, 2009 : 91-101.
Les signes des moines trappistes ont toujours été considérés comme un code rudimentaire, au lexique très restreint. Une enquête de terrain dans trois monastères conduit à remettre en cause cette idée reçue. À côté des listes officielles, les moines ont créé spontanément des centaines d’autres signes et utilisent des ressources grammaticales proches de celles des langues des sourds. Il s’agit d’une authentique langue gestuelle, mais dont l’usage est limité par les règles propres à l’Ordre trappiste.

A163. Les représentations de la surdité sur les timbres-poste, Yanous, hebdomadaire du handicap, 1-8 décembre 2009.

A162. Territoires sourds, Patrimoine Sourd, 29, 2009 : 4-24.

A161. L’orme des sourds-muets, Patrimoine Sourd, 28, 2009 : 4-24.
Visible de tout Paris, évoqué par Hugo et Zola, un orme tricentenaire de cinquante mètres de hauteur ornait la cour d’honneur de l’Institution des sourds-muets de Paris, rue Saint-Jacques. Le public qui se pressait aux démonstrations de l’abbé Sicard devait passer sous son feuillage majestueux. Grandeur, visibilité, enracinement dans un glorieux passé : tels étaient, avant 1880, les attributs communs des sourds-muets, de leur langue et de leur orme. En 1880, le congrès de Milan interdit la langue des signes. Les sourds-muets se replient dans l’espace privé et apprennent à devenir invisibles. Peu après, l’orme tombe malade ; il sera abattu en 1903. Le Journal des sourds-muets associe alors le destin de l’orme et celui des signes. L’orme n’était pas seulement un arbre, il était aussi un symbole de ce qu’avaient été les sourds-muets, et de ce qu’ils étaient devenus.

A160. Les sourds-aveugles, Patrimoine Sourd, 27, 2009 : 4-19.

2008

A159. Histoire de la presse silencieuse. Première partie : le XIXe siècle, Patrimoine Sourd, 24, 2008 : 3-24.

A158. Histoire de la presse silencieuse. Seconde partie : le XXe siècle, Patrimoine Sourd, 25, 2008 : 3-24.

A157. Quand le pouce se fixe sur le corps : continuité et discontinuité dans l’histoire des signes, Patrimoine Sourd, 23, 2008 : 18-24.
Le signe MADEMOISELLE pratiqué par les sourds-muets pieds-noirs avant l’Indépendance algérienne, pouce fixé sur le menton et index oscillant, sert de point de départ à une démonstration des méthodes de l’étymologie : recherches sur le terrain et sur archives, distinction entre formes officielles et formes réellement pratiquées, relations entre champs notionnels et domaines culturels (ici, la construction des signes monsieur, madame et mademoiselle par stylisation d’éléments vestimentaires) ; et, finalement, mise en évidence de nouvelles tendances évolutives (ici, la tendance du pouce à se fixer sur le corps au cours de l’histoire). La mise en œuvre conjuguée de ces méthodes fournit l’étymon du signe étudié, qui s’avère être le décolleté de la robe féminine.

A156. Les apports de l’Iconographie des signes des Frères de Saint-Gabriel (1853-1854) à l’histoire de la langue des signes française, Patrimoine Sourd, 22, 2008 : 13-24.
La découverte, par Françoise Bonnal, d’un manuscrit décrivant 1200 signes en usage au XIXe siècle dans les Institutions dirigées par les Frères de Saint-Gabriel, permet de reculer de cent trente années l’existence de nombreux signes qui n’étaient jusqu’ici attestés que depuis le début des années 1980. Elle permet également de discerner une tradition gestuelle propre à la province, le cas le plus spectaculaire étant BRAVO, signe emblématique de la culture sourde qui se répand aujourd’hui dans le monde entendant. Elle permet enfin de vérifier la cohérence de la variation lexicale : les signes inédits viennent tous s’intégrer aux familles lexicales et aux champs morphosémantiques présentés dans le Dictionnaire étymologique et historique de la langue des signes française (L15) dont cet article constitue les premiers Addenda.

2007

A155. Les signes retrouvés, ou un patrimoine en train de disparaître ? Echo Magazine, le magazine d’actualités des Sourds, 741, 2007 : 26-27.

A154. Histoire des sourds ; Culture des sourds, dans Monica Companys, Prêt à signer. Guide de conversation en LSF. Angers, Editions Monica Companys, 2007 : 12-16 et 17-20.

A153. La trace des signes : de la photographie au dessin, Ethnologie française, 37 (1) « Arrêt sur images : photographie et anthropologie », 2007 : 97-99.

A152. De l’étymologie du signe FRANÇAIS et de quelques autres : genèse des signes et biculturalisme, Contacts sourds-entendants, 2 « Être biculturel : le cas des sourds », 2007 : 87-111.
Faisant apparaître des liens insoupçonnés entre des unités lexicales dont les formes et les sens ont divergé au cours de l’histoire, l’étymologie apporte la preuve que la langue des signes française est profondément ancrée dans l’univers culturel et langagier des XVIIIe et XIXe siècles. C’est ainsi que l’obscur signe FRANÇAIS s’avère être une métaphore équivalente à « enfants de la patrie ». Cet ancrage a été rendu possible par l’existence d’une élite de sourds-muets lettrés qui enseignaient en langue des signes auprès des enfants sourds, avant que l’interdiction de cette langue à partir de 1880 ne plonge jusqu’aujourd’hui la population sourde dans l’illettrisme.

A151. Variations franco-américaines autour du signe BECAUSE (avec Emily Shaw), Patrimoine Sourd, 18, 2007 : 17-24.
On démontre que l’étymon des différentes variantes du signe américain BECAUSE est le signe français POUR ÇA. L’instabilité morphologique de BECAUSE s’explique par les difficultés d’intégration d’un signe fondé sur les lettres manuelles C et A, transposition du mot français ça. L’étymon n’ayant pu être introduit aux USA que par Laurent Clerc à partir de 1817, sa présence en France même se voit repoussée de près de deux siècles.
Voir l’article en ligne

A150. Les sources documentaires sur l’histoire de la langue des signes américaine (avec Emily Shaw), Patrimoine Sourd, 20, 2007 : 16-24.
Recensement des anciens répertoires de signes américains, sources de l’ouvrage en préparation A historical and etymological dictionary of American Sign Language (L19).

A149. Comment traduire « ethnologie » en langue des signes ? Journal de l’Association française des interprètes en langue des signes, 64, 2007 : 53-54.

A148. Croiser les index, en langues des signes française et américaine (avec Emily Shaw), Patrimoine Sourd, 19, 2007 : 15-24.
Mise en évidence d’une famille lexicale fondée au XVIIIe siècle sur les index se croisant devant la bouche pour symboliser une déviation par rapport à la vérité. Deux siècles d’évolutions morphologiques et sémantiques ont produit les actuels signes français MENTEUR, ERREUR, DIFFICILE, RÉFLÉCHIR AVEC PERPLEXITÉ, ainsi que le signe américain COMPLICATED.

A147. Histoire et culture des sourds, dans Prêt à signer. Guide de conversation en LSF. Angers, Éditions Monica Companys, 2007 : 11-20.

A146. Nouvelles sources pour l’histoire de la langue des signes française, Patrimoine Sourd, 21, 2007 : 16-24.
Recension de six ouvrages parus dans la collection « Archives de la langue des signes française » des Editions Lambert-Lucas, parmi lesquels figurent trois répertoires de signes demeurés jusqu’ici inconnus.

2006

A145. Les signes FATHER et MOTHER revisités. Une famille lexicale franco-américaine, dans Daniel Daigle et Anne-Marie Parisot (dir.), Surdité et société : perspectives psychosociale, didactique et linguistique. Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, collection « Santé et société », 2006 : 143-155.
La pertinence du projet étymologique en langue des signes est illustrée par l’exemple des signes américains FATHER et MOTHER. Bien qu’ils n’aient jamais été signalés en France, l’enquête de terrain a permis de les retrouver dans les mains de sourds âgés à Chambéry, Clermont-Ferrand et Angers. L’analyse des sources historiques prouve qu’ils stylisent des éléments vestimentaires de la fin du XVIIe siècle : tricorne orné de plumes, dentelles ornant la poitrine. Au-delà de ces deux signes exportés aux États-Unis, c’est toute une famille lexicale qui, dans l’Ancien et le Nouveau Monde, puise son origine dans les costumes de l’aristocratie, tels que les percevaient les sourds-muets de la France rurale d’avant la Révolution.

A144. Surdité, dans Bernard Andrieu (dir.), Le Dictionnaire du corps en sciences humaines et sociales. Paris, CNRS Éditions, 2006 : 487-488.

A143. Les signes pour les mois dans le dialecte de Saint-Laurent-en-Royans, Patrimoine Sourd, 14, 2006 : 19-24.
Voir l’article en ligne
Les religieuses de la Providence des sourds-muets (Drôme) ont opposé une résistance passive à l’interdiction de la langue des signes après le congrès de Milan (1880), de sorte qu’ont pu se transmettre dans cette Institution des signes archaïques qui ont disparu partout ailleurs. Les signes pour les mois sont directement hérités de la première moitié du XIXe siècle et livrent l’étymologie des signes parisiens actuels JUILLET et SEPTEMBRE.

A142. Comment garder la trace des signes ? Le cas de l’Oraison dominicale, Patrimoine Sourd, 15, 2006 : 4-21.
Au cours des deux siècles précédents, quatre procédés ont eu cours pour fixer sur le papier les signes des sourds : la description, le dessin, l’invention d’une écriture, la traduction « signe à mot ». Un unique discours signé nous est parvenu au moyen de ces quatre procédés : le « Notre Père ». La reproduction des quatre transcriptions de cette oraison dominicale est suivie d’un essai de reconstruction des principes qui ont guidé l’invention sans lendemain d’une écriture des signes par Joseph Piroux (1800-1884), directeur de l’institution des sourds-muets de Nancy.

A141. Quand la langue des signes emprunte à la gestualité des entendants : MAL, MALHEUR, DOMMAGE, Patrimoine Sourd, 15, 2006 : 22-24.
[Voir l’article en ligne]
De nombreux signes résultent d’emprunts à la gestualité ambiante, mais l’évolution des formes et des sens obscurcit souvent le lien étymologique. Ce processus est décrit dans le cas du claquement de mains des entendants, geste de dépit qui a produit plusieurs signes anciens ou actuels à connotations négatives : MAL, MALHEUR, DOMMAGE, DANGEREUX, GRAVE.

A140. Les sourds comme catégorie anthropologique, Les Cahiers de la Salamandre, 2, 2006 : 6-7.
Pour les sourds dont la langue des signes est leur première langue, le partage du monde se fait sur le critère du mode de communication : il y a ceux qui parlent avec les mains, et ceux qui parlent avec la bouche. Cette vision que les sourds ont d’eux-mêmes comme catégorie anthropologique était largement entérinée par le monde entendant au XIXe siècle, lorsque l’éducation en langue des signes avait produit une pléiade d’écrivains sourds-muets, et avant que l’interdiction de cette langue dans les Institutions spécialisées à partir de 1880 ne transforme les sourds en infirmes relevant de la seule médecine.

A139. Homonymes étymologiques et homonymes de hasard en langue des signes, Patrimoine Sourd, 16, 2006 : 17-24.
La question de l’homonymie n’a encore jamais été traitée pour la langue des signes. Il apparaît nécessaire de distinguer entre les homonymes étymologiques qui doivent leur identité de forme à une origine commune masquée par des dérivations sémantiques, et les homonymes de hasard qui n’ont aucun lien de parenté.

A138. De l’abbé de l’Épée à la langue des signes américaine : les tribulations du signe SEXE (avec Emily Shaw), Patrimoine Sourd, 17, 2006 : 17-24.
On démontre que le signe SEXE en usage chez les sourds américains provient de deux anciens signes construits sur un jeu de mots par l’abbé de l’Épée, puis transmis aux USA par le sourd-muet Laurent Clerc, cofondateur de la première Institution américaine pour enfants sourds.
Voir l’article en ligne

2005

A137. Le signe APPRENDRE et ses dérivés, Patrimoine Sourd, 10, 2005 : 13-16.
Voir l’article en ligne
Analyse d’une famille lexicale issue d’un ancien signe APPRENDRE qui symbolisait un ensemble de connaissances réunies par une main avant d’être inscrites dans la tête. La reconstruction des dérivations morphologiques et sémantiques ultérieures fournit l’étymologie des signes CLASSE, AMATEUR et PROFESSIONNEL.

A136. Le signe HASARD, Patrimoine Sourd, 11, 2005 : 17-20.
Voir l’article en ligne
La forme du signe énigmatique HASARD est expliquée par le croisement de deux étymons : la localisation sur le visage renvoie au côté face des pièces de monnaie avec lesquelles on joue à pile ou face ; le mouvement de fermeture de la main est celui du signe GAGNER, lui-même issu d’un autre jeu de hasard, le jeu de dés.

A135. Les signes de numération à l’Institution des sourdes-muettes de Pont-de-Beauvoisin (Savoie), Patrimoine Sourd, 12, 2005 : 22-24.
Voir l’article en ligne
Description d’un système de numération sans rapport avec le système standard, pratiqué au quartier des filles de Chambéry jusqu’à sa fermeture en 1961.

A134. La vie quotidienne à l’institution d’Asnières, vue par les enfants sourds (années 1910), Patrimoine Sourd, 13, 2005 : 4-17.

A133. De FÉVRIER à AVRIL, de PATIENCE à TOUT À L’HEURE : une famille de signes fondée sur le carême chrétien, Patrimoine Sourd, 13, 2005 : 18-24.
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Une dizaine de signes d’étymologie obscure, pratiqués par les sourds français en différents lieux et à différentes époques, ont en commun un mouvement du pouce ou de l’index à proximité de la bouche. On démontre que, parmi eux, le groupe FÉVRIER, MARS et AVRIL référait initialement à la clôture des lèvres pendant le carême. Des dérivations successives ont produit les signes PATIENCE, FORCER, PRENDRE SUR SOI qui maintiennent l’idée de contrainte puis, par l’intermédiaire de PATIENCE, les signes PAS ENCORE, BIENTÔT et TOUT À L’HEURE.

A132. Colporteurs sourds-muets du XIXe siècle, Patrimoine Sourd,11, 2005 :4-16.

A131. La parole sourde, Sciences de l’homme et sociétés, 78 « Quelle place pour la parole ? », 2005 : 29-32.

A130. La variation régionale en langue des signes française, Marges linguistiques, 10 « Langues régionales », 2005 : 118-132.
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La langue des signes est soumise en France à d’importantes variations régionales, sur lesquelles l’attention, celle des sourds comme celle des linguistes, ne s’est guère portée. Ce désintérêt est dû au prestige de l’Institution parisienne, issue de l’enseignement de l’abbé de l’Épée ; au choix de l’étiquette « langue des signes française », rapidement réifiée avec le sigle « LSF » pour désigner le dialecte parisien à la fin des années 1970 ; à la crainte que la variabilité régionale ne soit une entrave à la reconnaissance de la langue des signes par les pouvoirs publics. Les signes régionaux maintiennent souvent un état de langue depuis longtemps disparu à Paris. Beaucoup d’autres sont des créations locales souvent inintelligibles à tous les autres sourds de France. Quelques-uns, enfin, témoignent d’un fonds lexical antérieur à l’entreprise d’éducation des enfants sourds à partir de 1760.

A129. L’humour acide de Pat Mallet, Yanous, hebdomadaire du handicap, 1-8 décembre 2005.
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2004
A128. Des signes et des mots. Histoire de l’éducation des enfants sourds (exposition à Louhans), Patrimoine Sourd, 9, 2004 : 3-16 :

A127. Signes archaïques et expressions figées, Patrimoine Sourd, 6, 2004 : 13-16.
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Dans toutes les langues, certains mots anciens ne se maintiennent que dans des expressions figées, tel que fur dans au fur et à mesure. Il en va de même en langue des signes : une forme aujourd’hui disparue de BON ne se maintient, entièrement démotivée, que dans des signes calquant des expressions françaises : BONNE HUMEUR, AVOIR BON CŒUR, BON COURAGE, BONJOUR, MIEUX « bon en premier », MAÎTRESSE « bonne amie ».

A126. L’abbé Beulé et l’école de Nogent-le-Rotrou, Patrimoine Sourd, 6, 2004 :3-12.

A125. Le signe SYMBOLE, Patrimoine Sourd, 7, 2004 : 14-16.
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Le signe SYMBOLE, dont les emplois sont aussi aujourd’hui aussi variés que ceux du mot français, référait au XIXe siècle au symbole dit « des apôtres » qui résume les principaux articles de la foi chrétienne : il stylise un ensemble de choses capturées par la main droite qui les inscrit dans la Bible représentée par la paume gauche.

A124. Une famille lexicale : CHOSE, GENS, ÇA DÉPEND, CADEAU, BIZARRE, Patrimoine Sourd, 8, 2004 : 13-16.
en ligne : halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00095387
On démontre qu’un groupe de signes aux sens aussi divers que « chose », « gens », « ça dépend », « cadeau » et « bizarre » constituent une famille lexicale issue d’un même étymon, les deux index pointant en différents endroits de l’espace les êtres animés ou inanimés.

A123. Due secoli di storia della lingua francese dei segni, L’Educazione dei Sordi, 2, 2004 : 87-116 [traduction de A122].

A122. Deux siècles d’histoire de la langue des signes française : les tendances évolutives, dans Anne-Marie Bertonneau (sic) [Berthonneau] et Georgette Dal (dir.), Linguistique de la langue des signes française : recherches actuelles, Actes du colloque de Villeneuve d’Ascq (23-24 septembre 2003), Silexicales, 4, 2004 : 131-151. Texte rendu incompréhensible par une édition fautive ; version corrigée en ligne.
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La découverte des tendances qui gouvernent l’évolution de la langue des signes, dont une vingtaine sont décrites ici, conduit à redéfinir le statut de l’iconicité dans le lexique. Lorsqu’il sont créés, les signes sont toujours motivés sinon iconiques ; mais leur évolution ultérieure est gouvernée par un principe d’économie gestuelle (réduction des dépenses musculaires et neuronales) qui conduit à distendre le lien entre significations et formes. Si les tendances évolutives n’ont pas la régularité des lois phonétiques des langues vocales, c’est qu’elles se heurtent à la résistance que leur oppose le besoin d’iconicité : à chaque moment de son histoire, le lexique présente un équilibre précaire résultant de ces deux pressions antagonistes.

2003

A121. La trace des signes, dans Marc Renard et Yves Delaporte, Aux origines de la langue des signes française, 2003 (L9) : 7-27.

A120. La catégorisation des compétences dans le pastoralisme lapon, Inter-Nord, 20, 2003.

A119. Préface à Monica Companys, La langue des signes française, mode d’emploi. Angers, Éditions Companys, 2003 : 1.

A118. Le signe RESSEMBLER, Patrimoine Sourd, 5, 2003 : 9-12.
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Le signe RESSEMBLER, qui paraît dépourvu de toute iconicité, est issu d’une forme ancienne de la lettre manuelle X, signe passe-partout utilisé pour traduire nombre de mots comportant la lettre x : ici, jumeaux.

A117. Des signes et des mots. Exposition à Louhans pour le cinquième congrès international sur l’Histoire des sourds, Patrimoine Sourd, 4, 2003 :4-16.

A116. Le signe IMPOLI, Patrimoine Sourd, 3, 2003 : 9-12.
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Le signe IMPOLI, deux mains en fourche se heurtant, est unanimement considéré comme représentant la main d’un enfant que l’on tape pour le punir de son impolitesse. On démontre que, renvoyant aux sens premiers du mot impoli, « rustique, grossier », c’est en réalité un dérivé du signe PAYSAN.

A115. Le signe SEMAINE, Patrimoine Sourd, 2, 2003 : 10-12.
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Le signe parisien SEMAINE, poing droit pivotant sous le coude gauche, est obscur pour tous les locuteurs. L’examen des variantes de province, demeurées plus près de la motivation initiale, prouve qu’il symbolise une unité temporelle mesurée sur le bras. Cette utilisation du bras comme instrument de mesure se retrouve en langue des signes monastique et est amplement attestée dans la langue française.

2002

A114. La question étymologique en langue des signes : méthodes de recherche, Actes des Journées d’études de l’Association de recherches interdisciplinaires en langue des signes.
La question de l’étymologie de la langue des signes est une question entièrement neuve, jusqu’ici occultée par la transparence d’une partie du lexique. À partir de nombreux exemples, sont posées quelques règles de méthode : dégager les tendances évolutives en mettant en relation la variabilité en diachronie dont témoignent les sources des siècles passés et la variabilité en synchronie révélée par les enquêtes de terrain ; ne pas raisonner sur des signes isolés mais rechercher les familles lexicales issues d’un même étymon ; s’appuyer sur la connaissance du contexte culturel des XVIIIe et XIXe siècles, période de l’émergence de la plupart des signes actuels. Sont proposés deux tests, dits de désymétrisation et de désinitialisation, qui ont montré leur pouvoir heuristique dans la reconstruction des étapes antérieures de l’évolution.
Voir l’article en ligne et sur halshs

A113. Le signe HÉRITAGE, Patrimoine Sourd, 1, 2002 : 11-12.
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À contre-courant d’étymologies spontanées, on démontre que le signe français HÉRITAGE ne représente pas une bourse qui se transmet, pas plus qu’il ne dérive de GAGNER. Sous une forme archaïque, il est en effet identique au signe METTRE UN CACHET : il stylisait donc initialement le geste du notaire ou du testateur qui apposait son sceau sur un testament.

A112. Lettre à la Quinzaine, Quinzaine littéraire, 837, septembre 2002.
Réponse à un article que Bertrand Leclair avait consacré au livre Moi, Armand, né sourd et muet (L9) (La Quinzaine littéraire, 835) : rappel de la méthode ethnologique et de la manière dont se construit l’objet de la recherche.

2001

A111. Le système nominal sourd, Actes du colloque Surdité, génétique et généalogie. Paris, RAMSES (Réseau d’actions médico-psychologiques et sociales pour enfants sourds), 2001 : 83-90. Participation aux discussions : 94-95, 99-101, 104.

A110. Querelles de sourds, dans Sylvie Mougin (dir.), La querelle : histoire, ethnologie, linguistique, littérature. Actes du colloque international organisé par le Centre d’étude du patrimoine linguistique et ethnologique de Champagne-Ardenne (2-3 juin 1999). Reims, Presses universitaires, 2001 : 25-54.

2000

A109. Etre sourd dans un monde entendant. Destin, rencontre, transmission et rupture, Ethnologie française, 30 (3) « Envers et revers de la transmission », 2000 : 389-400. Rectificatif de l’éditeur : Ethnologie française, 31 (1), 2001 : 184.
Voir l’article en ligne
Quatre concepts permettent aux sourds de penser leur présence dans un monde peuplé majoritairement d’entendants : le destin qui préside à leur naissance ; la rencontre avec d’autres sourds ; la transmission des traits langagiers et culturels de la surdimutité ; la rupture, menace qui pèse à tout instant sur la transmission. Ces représentations et leur contexte social sont analysés sous différents angles, depuis un mythe d’origine jusqu’aux formes actuelles de la transmission et de la rupture.

A108. Les sourds, la langue des signes et la plongée sous-marine : de la relativité du handicap, Subaqua, revue de la Fédération française d’études et de sports sous-marins, janvier 2000 : 68.

A107. Tu es sourde comme nous ! Constructions identitaires dans les établissements spécialisés pour enfants sourds, dans Djamila Saadi-Mokrane (dir.), Sociétés et cultures enfantines, Lille, Édition du Conseil scientifique de l’Université Charles-de-Gaulle, collection « Travaux et recherches », 2000 : 123-132.
Dans les anciens internats, la socialisation des enfants sourds se faisait principalement au contact de leurs camarades. C’est auprès des grands que les petits apprenaient ce que signifie être sourd et être entendant. Malgré la rigueur de l’institution, les enfants parvenaient à développer une organisation autonome, avec des valeurs, des normes, des statuts et des rôles sociaux que cet article décrit à partir d’enquêtes de terrain concernant une centaine d’adultes provenant d’une vingtaine d’établissements français.

A106. « Ghetto sourd » et langue des signes, dans La langue des signes française et son enseignement. Paris, Institut national de jeunes sourds, 2000 : 10-13.
L’étiquette infamante de « ghetto sourd », usuelle dans le milieu des professionnels de la surdité, vise à stigmatiser les réseaux de sociabilité fondés sur une pratique partagée de la langue des signes. L’enquête ethnologique apporte la preuve que, loin de constituer un ghetto, ces réseaux sont au contraire des lieux d’échanges permanents d’informations sur le monde des entendants et la manière d’y vivre.

A105. Dire la parenté quand on est sourd et muet. Structure et évolution des appellations en langue des signes, Ethnologie française, 30 (1) « Pliures, coupures, césures du temps », 2000 : 83-95.
Comment, en langue des signes, les sourds français disent-ils la parenté ? Les sources du XIXe siècle font apparaître une configuration radicalement nouvelle pour l’anthropologie : un système qui ne prend pas en compte la différence des sexes. Sont dégagés les mécanismes qui ont conduit du système ancien jusqu’au système contemporain, permettant de rendre compte de ses régularités comme de ses apparentes anomalies.

A104. Petites leçons d’humour sourd, Sourd aujourd’hui  : Rire de la différence (8, 2000 : 4-5), Un monde sourd (9, 2000 : 4-5), Qu’est-ce qu’une histoire sourde ? (10, 2000 : 4-5), Un handicap entendant (1, 2001 : 4-5), Histoires inventées ou histoires vécues ? (2, 2001 : 4-5), Succès et ratés de la communication (3, 2001 : 4-5), Rire avec le sacré (4, 2001 : 4-5), Les interprètes (5, 2001 : 4-5).
Restitution, auprès de la population sourde, des analyses de l’ethnologue sur les histoires drôles qui se colportent en langue des signes.

A103. Signes archaïques de numération dans les institutions pour enfants sourds : une énigme ethnolinguistique. Communication présentée aux Journées d’études de l’Association de recherches interdisciplinaires en langue des signes (ARILS), Grenoble, novembre 2000 [Actes non publiés].
(Le texte remis à la responsable de l’édition des Actes est en ligne : www.2-as.org (rubrique « Recherches ») ; voir l’article en ligne sur Hal-Shs
Description de cinq systèmes de numération d’une grande étrangeté, observés chez d’anciens élèves d’Institutions de l’est et du sud-est de la France. Ces systèmes, qui varient entièrement d’une Institution à l’autre, ont en commun de n’avoir aucun rapport avec le système de numération standard, de n’offrir aucune relation apparente entre la forme de leurs unités et les nombres qu’ils signifient, et enfin de ne présenter aucune structuration interne. Certaines unités sont homonymes de signes tels que PERDU, TUER, FOU, MARIAGE, MENTIR ou CURIEUX, ce qui conduit à proposer deux hypothèses sur la genèse de ces systèmes : comptines numériques ou anthroponymes, par association du numéro de dossier d’un élève et de son nom gestuel ?

1999

A102. Documents sur l’histoire des sourds-muets limousins, dans Cent ans d’histoire des sourds du Limousin. Limoges, ASCSSHV, 1999 : 12-79.

A101. Regards sur la langue des signes française, dans Marc Renard (dir.), Les sourds dans la ville. Surdités et accessibilité. Paris, ARDDS, 1999 : 41-44.

1998

A100. La langue interdite, Informations sociales, 65 « La parole de l’enfant », 1998 : 36-42.
En interdisant la langue des signes pendant un siècle dans les établissements spécialisés, on a pris le risque de priver l’enfant sourd de tout langage. Malgré l’interdiction, les enfants parvenaient à se transmettre leur langue. C’est avec elle que se faisait leur première socialisation et que se forgeait une identité sourde.

A99. Une expérience originale d’enseignement de la langue des signes, Echo magazine, le magazine d’actualités des Sourds, 647, 1998 : 2.

A98. Le regard sourd. Comme un fil tendu entre deux visages, Terrain, 30, 1998 : 49-66.
Voir l’article en ligne (sans les illustrations)
Des sourds il n’est ordinairement retenu que leur déficience auditive. Les conceptions indigènes sont tout autres : les sourds s’auto-définissent comme des visuels. Le regard est un outil collectif qui se construit au contact d’autres sourds. Les langues gestuelles, produites par le corps et reçues par les yeux, en sont la manifestation la plus achevée. Le regard n’est pas utilisé seulement comme récepteur, mais également comme émetteur d’informations d’une extrême finesse. Il intervient dans la grammaticalisation de l’espace, et son importance culturelle se reflète dans le lexique.

A97. Des noms silencieux. Le système anthroponymique des sourds français, L’Homme, 146 « Geste, musique et poésie », 1998 : 7-45.
Les langues des signes sont si radicalement différentes des langues vocales que tous les noms propres doivent y être réinventés. Chez les sourds français, les anthroponymes se construisent de bien des manières mais fonctionnent identiquement. Ce sont des créations collectives, qui ne sont jamais utilisées comme appellatifs.

A96. La culture sourde, Les Cahiers d’Interfaces, revue du Centre de recherches sur l’enfance et l’adolescence inadaptée, 1-2 « Les personnes sourdes en Ile-de-France  », 1998 : 14-17.

A95. Quand les moines parlaient avec les mains, Echo magazine, le magazine d’actualités des Sourds, 649, 1998 : 6-7 et 650, 1998 : 6-7.

A94. I segni dei monaci : codice o lingua ? [Les signes monastiques : code ou langue ?], L’Educazione dei sordi, 2, 1998 : 101-119.

A93. Hériter et transmettre dans la pensée sourde, Psychologie clinique, 6 « Surdités, tache aveugle », 1998 : 51-61.
La transmission fait toujours problème pour les sourds. Elle est au cœur d’un système de représentations, de valeurs et de signes qui donne du sens aux histoires singulières, en les inscrivant dans un destin collectif. La grande majorité des sourds sont issus de parents entendants : c’est donc hors de leur famille qu’ils reçoivent la langue des signes et les autres productions symboliques constituant la culture sourde. L’appartenance aux lignées où la surdité est héréditaire est source de prestige ; d’autres critères, tantôt biologiques, tantôt culturels, permettent également de construire l’affiliation au monde sourd.

A92. Le relazioni sociali tra alunni sordi in Francia (1930-1980) [Les relations sociales entre élèves sourds en France (1930-1980), L’Educazione dei sordi, 4, 1998 : 247-265.

A91. Sames, dans J.-C. Tamisier (dir.), Dictionnaire des peuples. Paris, Larousse, 1998 : 281-282.

A90. Le rire sourd. Figures de l’humour en langue des signes, dans Eliane Daphy et Diana Rey-Hulman (dir.), Paroles à rire. Paris, INALCO, 1998 : 217-246.
Voir l’article en ligne
L’humour est inséparable de la sociabilité des sourds ayant la langue des signes comme première langue. Les jeux de signes prennent de nombreuses formes, parmi lesquelles les signes-valises qui, comme les mots-valises mais de manière plus achevée, condensent plusieurs unités lexicales en une seule. Des histoires drôles mettent en scène les personnages du sourd et de l’entendant, ainsi que quelques personnages intermédiaires. Réalistes ou burlesques, ces histoires expriment le point d’un vue d’un groupe pour qui la surdité n’est pas une infirmité mais une norme.

1997

A89. Langue des moines et langue des sourds, dans Aude de Saint Loup, Yves Delaporte et Marc Renard, Gestes des moines, regard des sourds [L 3],1997 : 65-90.

A88. Les chaussures lapones, Revue de l’Institut de calcéologie, 5, 1997 : 42-45.

1996

A87. L’albero sordo e il camionista diffidente. Storielle divertenti in lingua dei segni [L’oiseau sourd et le camionneur méfiant. Histoires drôles en langue des signes], L’Educazione dei sordi, 2, 1996 : 97-107.

A86. La figura dell’interprete nell’umorismo dei sordi [La figure de l’interprète dans l’humour des sourds, traduction de A81], L’Educazione dei Sordi, 4, 1996 : 247-254.

A85. L’abbé de l’Epée et la langue des signes : mythe et réalité, Echo magazine, le magazine d’actualités des Sourds, 630, 1996 : 2-3. Repris dans Actua-sourd, 15, 1996 : 14-15, et dans Journal de l’association des interprètes en langue des signes, 6, 1998 : 42-44.

A84. Qu’est-ce qu’un fitmat  ? Compétence et synthématique chez les pasteurs lapons, Meridies, 19-20 « Hommage à Jeanine Fribourg  » (dir. Georges Drettas et Jacques Gutwirth), 1994 : 29-49 [paru en 1996].
Dans le pastoralisme lapon, le concept de fitmat possède une grande importance culturelle : il désigne les éleveurs les plus compétents dans l’identification des milliers de rennes que comprennent les troupeaux. S’assurer la coopération d’un fitmat, quand on ne l’est pas soi-même, constitue un atout précieux ; avoir un fitmat comme adversaire, dans le cadre des conflits liés aux vols de bétail, est redoutable. Le point de vue ethnolinguistique permet d’attribuer un contenu très précis à la notion un peu floue de compétence : sont fitmat ceux qui sont capables de produire des synthèmes - c’est-à-dire qui, pour nommer des rennes atypiques, savent décomposer les signifiés des termes de base en leurs différents traits sémantiques pour les recomposer de manière nouvelle.

A83. Il gioco con la cordicella delle popolazioni boreali [Jeux de ficelle chez les populations boréales], Riga, 10 « Nodi », 1996 : 60-64.

1995

A82. La figure de l’interprète dans le folklore sourd, Signes de vie, 9, 1995 : 15-16.
Entre le monde des entendants et celui des sourds, l’interprète sert d’intermédiaire. Bien qu’il rende des services inappréciables, on éprouve à son égard des sentiments ambivalents : sa présence même est le rappel constant d’une irréductible différence. Cette ambivalence transparaît dans les histoires drôles que les sourds se racontent en langue des signes, et dans lesquelles l’interprète tient une place de choix.

A81. Parmi les noms : Qu’est-ce qu’un « cafard » ?, Bulletin ACOREP, 21, 1995 : 22.

A80. Parmi les noms : Carabe de Solier, Bulletin ACOREP, 22, 1995 : 26.

A79. I nomi delle persone sorde in lingua dei segni, L’Educazione dei Sordi, 3-4, 1995 : 173-184 [traduction de A78].

A78. Les noms de personne en langue des signes, Echo magazine, le magazine d’actualités des Sourds, 621, 1995 : 3 et 622, 1995 : 3.

1994

A77. Parmi les noms : Carabus clathratus ou « mâlanguille » ?, Bulletin ACOREP, 19, 1994 : 45.

A76. Parmi les noms : Delenda carthago, Bulletin ACOREP, 20, 1994 : 37.

A75. Entre nature et culture : l’insecte de collection, Anthropozoologica, 19, 1994 : 17-28.
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Qu’elle s’expose dans le salon de l’amateur ou s’accumule sur les rayonnages du Laboratoire d’entomologie du Muséum national d’histoire naturelle, la collection d’insectes est l’un de ces objets faussement banals qui demandent à être examinés d’un regard distancié. La collection, en effet, ne relève pas seulement de la pertinence naturaliste, mais également de la pertinence anthropologique : elle est aussi un système de signes, dont les unités n’ont abouti là qu’après une longue chaîne d’opérations où entrent de multiples éléments culturels.

A74. Un objet paradoxal, Signes de vie (revue du Groupe d’étude et de recherche sur la surdité), 8, 1994 : 6-8.
Remarques sur les usages sociaux de la prothèse auditive.

1993

A73. Les mots ou les choses ? L’exemple de la terminologie lapone du renne, Anthropozoologica, 17, 1993 : 29-36.
Le caractère arbitraire du découpage opéré par la langue conduit à étudier les champs lexicaux pour eux-mêmes, sans référence à une réalité objective. De même, la notion de vision du monde propre à chaque culture conduit à regrouper sous le terme de représentations un ensemble de faits extrêmement divers, sans référence à une rationalité transculturelle. Si ces attitudes constituent un indéniable progrès par rapport à d’anciens errements, elles aboutissent cependant à évacuer la question de l’efficacité, depuis longtemps admise en technologie culturelle. Ainsi l’analyse des lexiques lapons du renne fait-elle apparaître des corrélations de traits sémantiques, ou à l’inverse des lacunes lexicales, dont certaines correspondent à un repérage très fin des corrélations entre caractères morphologiques génétiquement liés.

A72. La classification lapone du pelage du renne : catégories étiques et catégories émiques, Revue d’ethnolinguistique, 6, 1991 [paru en 1993] : 153-184.
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Les pasteurs lapons utilisent quelque soixante-dix termes pour désigner leurs rennes d’après l’aspect de la robe. Ces termes peuvent être classés en plusieurs catégories, dégagées sur des critères formels ou sémantiques. À côté de ces catégories qui relèvent d’un point de vue étique, il y a des catégories émiques, celles qui sont utilisées par les éleveurs eux-mêmes. Fondées sur des critères très divers, elles diffèrent notablement des précédentes : le concept de taches sur la robe, par exemple, n’a pas d’équivalent dans la langue ni la pensée lapones. Ces catégories émiques obéissent surtout à des préoccupations concrètes : en facilitant le repérage des rennes et la transmission de l’information, elles constituent un puissant outil dans le travail de contrôle de troupeaux dispersés sur de vastes pâturages.

A71. Des Lapons sans lasso, Techniques et culture, 20 « Variables et constantes  », 1992 [paru en 1993] : 63-79.
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Chez les pasteurs de Kautokeino, le marquage des faons constitue l’un des moments cruciaux du cycle annuel de l’élevage. Il se pratique traditionnellement par découpe des oreilles, après que l’on ait repéré la marque d’une femelle suitée et capturé son faon au lasso. Une nouvelle méthode, apparue au milieu des années quatre-vingt, conduit à séparer dans le temps ces deux opérations. Du coup, les faons peuvent être capturés en l’absence de leur mère, ce qui rend obsolètes aussi bien l’usage du lasso que l’observation minutieuse de l’aspect des rennes et la vaste terminologie descriptive qui la fondait.

A70. D’un terrain l’autre. Réflexions sur l’observation participante, dans Colette Pétonnet et Yves Delaporte (dir.), Ferveurs contemporaines. Textes d’anthropologie urbaine offerts à Jacques Gutwirth. Paris, L’Harmattan, 1993 : 321-340.
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A69. Parmi les noms : Anophtalmus hitleri, Bulletin ACOREP (Association des coléoptéristes de la région parisienne), 18, 1993 : 56.
Sous le titre générique « Parmi les noms », une rubrique restitue aux informateurs entomologistes le point de vue anthropologique sur leur nomenclature.

A68. Quand un entomologiste rencontre un autre entomologiste… Forme et fonction des potins dans un milieu scientifique. L’anonymat urbain, Journée d’études de la Société d’ethnologie française, 19 avril 1993. [Actes non publiés]
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Les potins qui circulent dans le milieu entomologique permettent à chacun de constituer peu à peu un vaste réservoir d’informations en sommeil sur les uns et les autres. Malgré la grande hétérogénéité de leur contenu, souvent sans relation apparente avec la pratique entomologique, ces informations peuvent être mobilisées et recoupées à tout moment pour atteindre les objectifs propres à ce milieu, notamment la capture d’espèces rares et localisées.

1992

A67. Les vols de bétail en Laponie : don du ciel ou tragédie ? Relations homme / animal dans les sociétés pastorales d’hier et d’aujourd’hui, Actes du colloque de Rambouillet (25-26 septembre 1992) : 47-58.
Le vol de bétail est une pratique usuelle chez les pasteurs lapons. Sont décrits les différents procédés traditionnels de vol, et les subtiles stratégies sociales qui les accompagnent. Avec la mécanisation de l’élevage, ces vols ont changé de nature : autrefois bien tolérés, voire source de prestige, ils constituent aujourd’hui une menace pour la cohésion sociale.

1991

A66. Vêtement, dans Pierre Bonte et Michel Izard (dir.), Dictionnaire de l’ethnologie et de l’anthropologie. Paris, PUF, 1991 : 739-740.

A65. Le concept de variante dans l’analyse des chaînes opératoires, dans Hélène Balfet (dir.), Observer l’action technique. Des chaînes opératoires, pour quoi faire ? Paris, Editions du CNRS, 1991 : 27-30.
À partir de l’exemple de la préparation des peaux de rennes par les Lapons, sont mise en évidence différentes catégories de variantes (codifiées, individuelles, contextuelles, situationnelles) pouvant apparaître au cours d’une chaîne opératoire.

1990

A64. Le vêtement dans les sociétés traditionnelles, dans Jean Poirier (dir.), Histoire des mœurs, I. Paris, Gallimard, collection « Encyclopédie de la Pléiade », 1990 : 961-1031. Réédition 2002, Histoire des mœurs, I (2), Gallimard, collection « Folio Histoire ».
Pour chacune des différentes sections entre lesquelles se répartit l’étude du vêtement (adaptation au milieu, fonction sémiotique, fonction symbolique et magique, esthétique et mode, formation des costumes régionaux, relations entre fonctions, changements d’usage, aspects économiques, acculturation), est proposée une typologie illustrée de nombreux exemples.

1989

A63. Le marquage du bétail chez des pasteurs lapons : procédés de falsification, JATBA, 34, 1987 [paru en 1989] : 7-17.
Plusieurs procédés ont cours à Kautokeino pour voler le bétail. Le plus complexe, et en même temps le mieux toléré, consiste à falsifier les marques de propriété. Sont examinés les différents procédés de falsification, les contraintes matérielles auxquelles ils sont soumis et les stratégies auxquelles ils donnent lieu.

A62. Le marquage du bétail chez des pasteurs lapons : un bricolage sémiotique, JATBA, 34, 1987 [paru en 1989] : 19-29.
À côté des marques de propriété que reçoivent tous les rennes, consistant en combinaisons d’entailles dans les oreilles, certains rennes reçoivent également des marques sur le pelage. La forme et les fonctions de ce code annexe sont analysés d’un point de vue ethnosémiologique.

A61. Les chats du Père-Lachaise, dans Alain Couret et Frédéric Ogé (dir.), Actes du colloque Homme, Animal, Société, III : Histoire et Animal. Toulouse, Presses de l’Institut d’Etudes politiques, 1989 : 355-371 [version révisée de A57].
Résultats d’une enquête sur les personnes qui subviennent aux besoins de la population de chats errants vivant dans ce cimetière parisien : comportements, représentations, croyances, division du territoire. La diversité des modes de dénomination des chats est mise en relation avec celle des degrés d’ensauvagement.

A60. Les entomologistes amateurs : un statut ambigu, dans Yves Cohen et Jean-Marc Drouin (dir.), Les amateurs de sciences et de techniques, Actes de la Deuxième Journée sur l’histoire de la diffusion et de la vulgarisation des sciences et des techniques, Cahiers d’histoire et de philosophie des sciences, 27, 1989 : 175-190.
Entre l’activité de pure collection et la production scientifique dans le domaine de la systématique, tous les degrés de scientificité se rencontrent chez les entomologistes amateurs. Une étude de cas portant sur une controverse scientifique, l’interprétation de certains insectes comme simples variétés ou comme hybrides interspécifiques, montre comment cette controverse a cristallisé les relations sociales entre professionnels et amateurs.

A59. La neutralisation de l’apparence, Ethnologie française, 2 « L’apparence physique », 1989 : 129-139.
Apparu en phonologie, le concept de neutralisation a été ensuite étendu aux unités linguistiques et sémiologiques dites de première articulation. Est examinée ici la pertinence de ce concept pour l’étude des codes vestimentaires, à partir de divers exemples empruntés aux costumes populaires européens.

A58. La dénomination des rennes par les éleveurs lapons : aspects logiques et pragmatiques, Colloque d’ethnozoologie, 114e Congrès national des sociétés savantes, Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, Paris, 3-9 avril 1989, résumés des communications : 153-154. [Actes non publiés].
Le dictionnaire lapon-norvégien de Nielsen (1938) est une source classique sur la manière dont les Lapons nomment leurs rennes ; comme dans tout travail lexicographique, l’analyse de la terminologie comme système et comme pratique est cependant laissée entièrement de côté. Ce sont ces deux aspects qui sont présentés ici, à partir d’enquêtes de terrain : organisation logique de chacun des différents lexiques, règles de combinaison des unités lexicales, importance du contexte naturel et social dans le choix d’un nom, distinction entre les traits qui fondent la définition d’un terme et ceux qui permettent d’identifier le renne correspondant.

1988

A57. Les chats du Père-Lachaise. Contribution à l’ethnozoologie urbaine, Terrain, 10 « Des hommes et des bêtes  », 1988 : 37-50.
Voir l’article en ligne (sans les illustrations)
A56. Le prince Roland Bonaparte en Laponie, L’Ethnographie, 104, 1988 : 7-20.
Le voyage que Roland Bonaparte accomplit en 1884 chez les Lapons du nord de la Scandinavie, pour en rapporter un vaste corpus photographique, est replacé dans son temps. Sont ensuite présentées les différentes étapes du travail qui a conduit à localiser avec précision la plupart des photographies : analyse du récit fait par Escard, bibliothécaire du prince, récit qui s’avère en partie falsifié ; puis enquête en Laponie même, sur le terrain et dans les archives paroissiales.

A55. Le vêtement lapon à la fin du XIXe siècle : types et variantes, L’Ethnographie, 104, 1988 : 21-29.
Les costumes que l’on observe sur les photographies rassemblées par Roland Bonaparte permettent de saisir, à un stade encore embryonnaire, le processus évolutif qui aboutira au XXe siècle à la formation de modes locales. L’examen de ce corpus conduit à affiner le concept de variabilité régionale et à proposer une méthode d’analyse rendant compte du processus de différenciation qui accompagne l’évolution morphologique d’un ensemble vestimentaire.

A54. « Ils ont l’habitude d’être appelés n’importe comment... » : nomination et contacts culturels en Laponie, L’Ethnographie, 104, 1988 : 31-36.
L’hétérogénéité des modes de dénomination, tels qu’ils apparaissent dans les transcriptions effectuées par Roland Bonaparte, reflète les difficultés d’adaptation des noms lapons à leur forme scandinave. L’histoire de cette adaptation est retracée pour trois des communautés rencontrées par l’expédition.

A53. Les costumes du sud de la Laponie : organisation et désorganisation d’un système symbolique, Techniques et Culture, 12 «  Symboles et procès techniques  », 1988 : 1-19.
Une enquête de terrain dans les six provinces scandinaves correspondant au sud de la Laponie (Nordland, Nord-Tröndelag et Sör-Tröndelag en Norvège, Västerbotten, Jämtland et Härjedalen en Suède) a conduit à la découverte d’un système symbolique sous une forme organisée dans la commune de Grane (Nordland), où le costume est utilisé comme signifiant pour traduire les catégories de sexe et d’âge, les statuts de jeune fille et de femme mariée ainsi que plusieurs signifiés associés au deuil (concernant veuve et veuf depuis moins d’un an, veuve depuis plus d’un an, annonce d’un deuil). Ailleurs, ce système ne survit que sous la forme d’éléments isolés. L’analyse sémiologique des unités signifiantes composant le système organisé conduit à proposer une explication du maintien ou de la disparition de chacune d’elles dans le cadre du système désorganisé.

1987

A52. Sublaevigatus ou subloevigatus ? Les usages sociaux de la nomenclature chez les entomologistes, dans Jacques Hainard et Roland Kaehr (dir.), Des animaux et des hommes. Neuchâtel, Musée d’ethnographie, 1987 : 187-212.
Sur le plan de leur contenu comme sur celui de leur forme, il n’y a aucune raison d’exclure les nomenclatures savantes du champ de l’ethnozoologie. La nomenclature entomologique est prise comme exemple pour montrer qu’elle est analysable en termes de signes, de prestations sociales et de stratégies.

A51. Du renne de trait à la motoneige (avec Michèle Roué), dans Bernard Koechlin et al. (dir.), De la voûte céleste au terroir, du jardin au foyer. Mosaïque sociographique. Textes offerts à Lucien Bernot. Paris, EHESS, 1987 : 619-628.
L’introduction de la motoneige en Laponie dans les années soixante a entraîné des bouleversements en chaîne dans la culture matérielle et la vie sociale. En raccourcissant les distances, elle a modifié l’habitat, le vêtement, l’alimentation ; elle a induit des changements économiques (composition des troupeaux, accélération du passage d’une économie domestique à une économie marchande) et sociaux : dissolution des liens traditionnels, augmentation des vols de bétail, changements dans les rôles féminins.

A50. De la distance à la distanciation. Enquête dans un milieu scientifique, dans Jacques Gutwirth et Colette Pétonnet (dir.), Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques. Paris, Editions du CTHS, 1987 : 229-245.
Voir l’article en ligne
Description des différentes étapes d’une enquête dans le milieu des entomologistes amateurs. La haute technicité des savoirs, aussi bien que le caractère confidentiel des informations qui se transmettent, ont rendu nécessaire l’intégration de l’ethnologue à ce milieu. Lorsque la distance entre enquêteurs et enquêtés s’amenuise ou disparaît, elle peut être reconstruite en prenant la forme d’une distanciation.

1986

A49. L’objet et la méthode. Quelques réflexions autour d’une enquête d’anthropologie urbaine, L’Homme (26, 1-2), 1986 : 155-170 et Anthropologie. Etat des lieux, Navarin / Livre de poche. Paris, 1986 : 164-182.
Une recherche en cours sur le milieu entomologique est prise comme exemple pour illustrer quelques traits de l’enquête ethnologique dans la société moderne.

A48. Le vêtement lapon, Catalogue de l’exposition Côté femmes. Paris, Musée de l’Homme, 1986 : 30.

A47. Division des tâches entre hommes et femmes, Catalogue de l’exposition Côté femmes. Paris, Musée de l’Homme, 1986 : 69.

1985

A46. Quelques remarques sur la formation de la nomenclature, L’Entomologiste, 41 (2), 1985 : 49-54.
Présentation, destinée à des lecteurs entomologistes, des points de vue anthropologique et sémiologique sur la nomenclature linnéenne qui fait partie de leur pratique quotidienne.

A45. Une enquête sur la terminologie lapone du renne : quelques observations méthodologiques, Production pastorale et société (17), 1985 : 27-38.
Compte rendu des méthodes utilisées pour le recueil et l’analyse des lexiques du renne chez les Lapons de Kautokeino, méthodes visant à recenser le plus large éventail possible de variantes, à interpréter correctement leur statut, et à poser les bases d’une analyse componentielle.

1984

A44. Des insectes et des hommes, Les Temps Modernes, 450, 1984 : 1235-1263.
Recensement de quelques traits constitutifs de la culture du milieu entomologique.

A43. Anthropologie du vêtement, Le Courrier du CNRS (supplément au n° 54), 1984 : 6.

A42. L’identification du bétail chez les Lapons, catalogue de l’exposition Objets et Mondes. Musée de l’Homme. Paris, 1984 : 6.

A41. Stratégies d’information et d’intégration dans une association d’entomologistes. Une approche ethnozoologique, Ethnologie française, 4, 1984 : 331-341.
Description des relations sociales dans une association d’entomologistes : groupes d’affinités qui se constituent sur la base des familles étudiées ; stratégies visant au maintien d’un consensus entre ces groupes, qui ont des systèmes de valeurs différents ; modes de transmission et de dissimulation de l’information.

A40. Perspectives méthodologiques et théoriques dans l’étude du vêtement, Introduction à Vêtement et sociétés 2, L’Ethnographie, 92-94, 1984 : 33-57. Contributions aux discussions : 135, 137, 138, 277-283, 359, 360, 420, 421.
Ébauche d’un programme de recherche visant à constituer le vêtement en objet d’étude anthropologique.

A39. Mode et pauvreté : le bricolage de l’apparence chez des adolescents de la banlieue parisienne, Vêtement et sociétés 2, L’Ethnographie, 92-94, 1984 : 125-133.
Dans un milieu marqué par un dénuement matériel et un taux élevé de délinquance, des adolescents adaptent leur habillement pour suivre tant bien que mal les nouvelles modes venues de Paris. Les techniques de substitution, de transformation et de fabrication des éléments vestimentaires se font sur le mode du bricolage, et c’est en fonction de leur adaptabilité à ce bricolage que les nouvelles modes sont adoptées ou rejetées.

A38. La constitution d’un protocole d’enquête (avec Hélène Balfet, Yvonne Broutin et al.), Vêtement et sociétés 2, L’Ethnographie, 92-94, 1984 : 287-289.

A37. Un essai de système descriptif du vêtement (avec Hélène Balfet, Yvonne Broutin et al.), Vêtement et sociétés 2, L’Ethnographie, 92-94, 1984 : 363-373.
Face à un babélisme terminologique qui entrave la communication entre chercheurs, ce travail tente de répondre au besoin d’un système de dénomination transculturelle des pièces vestimentaires.

1983

A36. Pourquoi ce Colloque ? Introduction à Vers une anthropologie du vêtement, colloque national CNRS. Résumés des communications, Paris, Musée de l’Homme, 1983 : 1-2.

A35. Forme et fonction des techniques allusives dans le chant lapon, Etudes finno-ougriennes, 16, 1983 : 93-111.
Étude des procédés stylistiques tels qu’allusions, métaphores ou euphémismes qui apparaissent dans nombre de chants recueillis sur le terrain à Kautokeino (Norvège). Ces procédés ont parfois une fonction poétique, mais plus souvent une fonction sociale : ils permettent de réduire l’écart entre les normes régissant la vie quotidienne, qui limitent l’expression de sentiments tels que l’amour ou le désir de vengeance, et la libération de ces mêmes sentiments dans le chant.

A34. Les procédés d’identification des rennes par les Lapons : codes et systèmes indicateurs, Production pastorale et société, 12, 1983 : 33-40.
L’identification du bétail par les pasteurs lapons présente deux aspects : les marques apposées aux oreilles ou sur le pelage codifient un rapport de propriété, tandis que les lexiques descriptifs de la couleur de la robe ou de la forme des bois classent des indices naturels. Bien que ces deux aspects soient de nature fort différente, ils sont indissociables dans la pratique quotidienne des éleveurs.

1982

A33. L’habit fait le punk, Le Monde dimanche, 14 février 1982 : 6.

A32. Comment les Lapons reconnaissent leurs rennes, Sciences et Avenir, 425, 1982 : 96-102.
Les éleveurs lapons sont capables de nommer, au moyen de combinaisons de termes descriptifs, n’importe quel renne au sein de troupeaux de milliers de têtes. Ceci est rendu possible par l’existence de plusieurs lexiques qui sont adaptés aux conditions d’observation de vastes troupeaux en mouvement : certains termes permettent par exemple de nommer un renne selon la forme de ses bois vus de face, et d’autres termes d’après la forme de ses bois vus de profil. Ces dénominations ne sont pas intangibles, mais peuvent varier selon la qualité de l’information que l’on souhaite transmettre à un interlocuteur.

A31. Les phénomènes de mode dans les coiffes lapones du Finnmark, Objets et Mondes, 22 (4), 1982 : 181-186.
Description et analyse des changements récents dans les coiffures du nord de la Laponie. Mise en évidence du rôle des leaders de mode, qui sont le plus souvent des personnalités quelque peu déviantes, seules à même d’assumer les risques de l’innovation.

A30. Teddies, rockers, punks et Cie : quelques codes vestimentaires urbains, L’Homme, 22 (4) « Études d’anthropologie urbaine », 1982 : 49-62.
Dans l’anonymat d’une grande métropole, des groupes de jeunes marginaux attachent une extrême importance à leur apparence vestimentaire, qui fonctionne comme signe d’appartenance à une même communauté d’idéologie, de comportements, de goûts musicaux.

1981

A29. Pour une anthropologie du vêtement, Introduction à Vêtement et sociétés (1). Paris, Musée de l’Homme, 1981 : 3-13. Contributions aux discussions : 69, 73, 75, 155, 214, 224, 225, 226, 345, 347.
Voir l’article en ligne

A28. Les costumes du nord de la Laponie, ou le degré zéro du signe, Vêtement et sociétés (1). Paris, Musée de l’Homme, 1981 : 323-333.
Certaines sociétés choisissent de communiquer nombre d’informations au moyen du vêtement ; d’autres, à l’inverse, ne font qu’un faible usage de leur vêtement comme porteur de signes. Est-il possible de mettre en relation ces choix avec certaines caractéristiques culturelles ? L’analyse du cas des communautés lapones septentrionales, ainsi que des exemples empruntés à d’autres cultures, indiquent que cette mise en relation est fondée, à condition de distinguer entre réalité sociale et idéologie.
Voir l’article en ligne

1980

A27. Funktionsförändringar i den samiska klädedräkten [Changements de fonction dans le vêtement lapon], Rig, 62, 1980 : 121-129.
À partir de l’observation du cas lapon, élaboration d’une typologie générale des changements de fonction dans le vêtement.

A26. Les Journées de rencontre Vêtement et Sociétés, Bulletin d’information du Muséum National d’Histoire Naturelle, 17, 1980 : 46-57.

A25. La couleur dans les costumes lapons, Couleurs, 9, 1980 : 37-39.
Dans tous les costumes lapons, la couleur a une fonction esthétique. Dans ceux de Laponie du sud elle a en outre une fonction sémiotique.

A24. Le vêtement lapon et la recherche scandinave, Études finno-ougriennes, 14, 1980 : 115-134.
Recension critique des travaux scandinaves sur le vêtement lapon, dont la faiblesse contraste avec la qualité des travaux réalisés sur les autres costumes populaires. Dans une perspective de sociologie de la connaissance, ce retard théorique et méthodologique est mis en relation avec les représentations ambivalentes que le monde scandinave a de la population lapone.

A23. Objets lapons en os et bois de renne, dans Danielle Stordeur (dir.), Objets en os historiques et actuels, Travaux de la Maison de l’Orient méditerranéen, Recherches de méthodes. Lyon, 1980 : 93-106.
Esquisse d’une typologie des objets lapons en os ou bois de renne, et de leurs techniques de fabrication.

A22. Le signe vestimentaire, L’Homme, 20 (3), 1980 : 109-142.
Cette étude applique aux signes dont sont porteurs les costumes populaires européens les interrogations de toute analyse sémiologique : degrés d’organisation, d’arbitraire, de motivation, d’économie. Le signe vestimentaire se rapproche quelquefois du signe linguistique par la relative complexité de son organisation, par l’importance du contexte social dans la compréhension des messages, par l’existence de rapports d’exclusion et d’intersection entre signifiés, par la présence de sens principaux et de sens dérivés. Il s’en éloigne par la rareté des rapports d’inclusion entre signifiés, et surtout par un très faible degré d’économie.

A21. Lapp fur coats : clothing adaptation in a pastoral society (avec Michèle Roué), Arctic Anthropology, 17 (2), 1980 : 64-67.
Chacun des six modèles de manteaux portés chez les Lapons de Kautokeino est adapté à des conditions climatiques et culturelles particulières. Pour satisfaire à cette exigence de diversité, les éleveurs tirent parti de la variabilité des caractéristiques de la fourrure du renne, cette tâche étant toutefois partiellement entravée par certains traits du pastoralisme lapon.

1979

A20. La fonction sociale du signe dans les costumes populaires : le cas des ceintures à Kautokeino, Anthropos, 74 (1-2), 1979 : 55-60.
Chez les Lapons de Kautokeino, quatre modèles de ceintures procurent des informations sur leurs porteurs. Les caractéristiques formelles de ce système sont mises en relation avec certains traits de la vie sociale.

A19. Communication et signification dans les costumes populaires, Semiotica, Journal of the international Association for semiotic studies, 26 (1-2), 1979 : 65-79.
L’usage métaphorique du concept de communication a conduit les premières tentatives de sémiologie du vêtement (travaux de Roland Barthes) à une impasse. A partir de matériaux empruntés aux costumes populaires, sont examinées les difficultés théoriques que soulève la nécessaire distinction entre communication et signification, et sont proposés quelques critères permettant de la traiter scientifiquement.

A18. La préparation de la peau du renne chez les Lapons de Kautokeino (avec Michèle Roué), JATBA, 25 (4), 1979 : 219-244.
Description et analyse des techniques de préparation des différentes parties de la peau du renne. Des considérations théoriques, telles que la complexité de la notion de tannage, ont dirigé la méthodologie de l’enquête et l’exposé des résultats : sont distingués le compte rendu des faits observés, l’interprétation qui en est livrée par les informateurs, et le commentaire technologique.

A17. Le deuil dans les costumes populaires suédois, dans Les Hommes et la mort. Paris, Le Sycomore / Objets et Mondes, 1979 : 27-33.
Recensement des critères déterminant les degrés du deuil dans la société rurale suédoise, et analyse de leur traduction dans le vêtement. L’importance des manifestations vestimentaires du deuil apparaît liée au développement des modes locales à partir du XVIIIe siècle.

A16. Le code des couleurs dans les costumes de la Renaissance, Couleurs, Revue du Centre français de la couleur, 7, 1979 : 59-62.
Analyse des relations entre couleur et certains signifiés sociaux ou psychologiques, telles qu’elles ont été codifiées au XVe siècle par Sicile, dans un Traité des blasons conservé à la Bibliothèque nationale.

1978

A15. Les Lapons, dans Jean Poirier (dir.), Ethnologie régionale II. Paris, Gallimard, collection « Encyclopédie de la Pléiade », 1978 : 1031-1055.

A14. Var är dessa foton tagna ? [D’où proviennent ces photographies ?], Samefolket, 6, 1978 : 8.
Publié dans une revue lapone, ce texte sollicite des informations sur les photographies prises par l’expédition du prince Roland Bonaparte en 1884.

A13. Laponie, Splendeur des costumes du monde. Paris, Musée de l’Homme, 1978 : 40-41.

A12. Les costumes lapons, Objets et Mondes, 18 (1-2), 1978 : 45-58.
Première synthèse sur la morphologie et les fonctions sociales des différents costumes régionaux de Laponie.

A11. Aspects psycho-sociologiques du chant lapon, Yearbook of the international folk music council, 10, 1978 : 109-116.
Le chant lapon ou juoigos permet de libérer des sentiments ordinairement refoulés. Sont décrits les usages qui en sont faits dans la vie sociale, ainsi que les processus de création, de diffusion et de transformation.

1977

A10. Les chants chamaniques lapons, L’Ethnographie, 74-75 « Voyages chamaniques », 1977 : 41-53.
Accompagnant le voyage chamanique ou le culte de l’ours, utilisés dans un but de divination, recourant parfois à une langue secrète, les chants lapons avaient autrefois une fonction rituelle. La disparition du chamanisme en Laponie a entraîné une modification de ces chants, qui sont aujourd’hui purement profanes.

1976

A9. Contribution à l’ethno-astronomie lapone, Boréales, 1, 1976 : 133-141.
Enquête sur la connaissance et la terminologie des objets célestes chez les Lapons de Kautokeino.

A8. Siida, paliskunta, sameby, distrikt  : organisation traditionnelle et organisation administrative de l’élevage du renne en Finlande, Suède et Norvège, Boréales, 2, 1976 : 133-141.
Les trois Etats fenno-scandinaves ont tenté de substituer à la siida lapone leurs propres unités administratives. L’étude comparative des rapports entre les deux modes d’organisation montre que des facteurs écologiques ont joué un rôle déterminant dans la réussite relative (Suède et Finlande) ou l’échec (Norvège) de ces tentatives.

A7. Les taxonomies lapones du renne : contexte linguistique, contexte sociologique, Premier Colloque d’ethnosciences (23-26 novembre 1976). Résumés des communications. Paris, Muséum National d’Histoire Naturelle, 1976 : 105 [Actes non publiés].
Chez les Lapons de Kautokeino, la propriété des rennes est strictement individuelle, mais les troupeaux de plusieurs familles sont regroupés le temps d’une saison pour en faciliter la surveillance. Il s’ensuit différents contextes sociaux, auxquels correspondent autant de types de combinaisons dans le vaste lexique dont l’éleveur dispose pour désigner le bétail : pour la gestion de son troupeau, il utilise le lexique fondé sur les critères de l’âge, du sexe et de la fécondité ; pour la communication avec ses proches parents, il recourt à des paires de termes figées qui fonctionnent comme des noms propres ; pour la communication avec les éleveurs avec qui il partage les tâches de surveillance de troupeaux rassemblés temporairement, il puise dans les lexiques descriptifs de la couleur du pelage et de la forme des bois.

1975

A6. Vêtement et acculturation : l’exemple lapon, L’Ethnographie, 70, 1975 : 187-205.
Etude comparée des changements vestimentaires survenus au cours du XXe siècle dans différents groupes lapons de Norvège, Suède et Finlande.

1974

A5. Le système nominal des Lapons de Kautokeino (avec Michèle Roué), Anthropos, 69, 1974 : 843-857.
Analyse des deux systèmes que constituent les termes d’adresse et de référence utilisés à Kautokeino, ces derniers étant les seuls à présenter une symétrie entre générations alternées. Les patronymes, réservés aux contacts avec la société norvégienne, sont remplacés par des surnoms qui se transmettent en ligne agnatique pendant trois générations.

1973

A4. La dénomination des groupes coopératifs d’élevage chez les Lapons de Norvège, L’Ethnographie, 67, 1973 : 13-17.
Derrière la diversité des procédés de dénomination des siida, apparaissent plusieurs caractéristiques de l’organisation sociale lapone. Le recours à des toponymes pour nommer les siida de grande taille permet, conformément à une idéologie égalitaire, d’éviter de désigner nommément leurs leaders.

A3. Relations préconjugales, fidélité, suicides : conduites sexuelles dans un groupe de Lapons nomades (avec Michèle Roué), Anthropologica, 15 (2), 1973 : 155-166.
Les comportements liés à la sexualité chez les Lapons de Kautokeino sont mis en relation avec différents traits culturels. Le caractère indifférencié de la structure sociale et le statut élevé de la femme se cristallisent dramatiquement dans des suicides passionnels masculins.

1972

A2. Les relations sociales chez des nomades éleveurs de rennes : la siida des Lapons de Kautokeino, Inter-Nord, 12, 1972 : 287-304.
Eléments d’histoire de la siida, unité sociale et économique des éleveurs de rennes lapons en Scandinavie, et comparaison avec des formes voisines d’organisation chez les Lapons russes. Discussion sur les rôles respectifs de la parenté et des facteurs écologiques dans sa structure.

A1. Minorités autochtones lapones (avec Michèle Roué), Inter-Nord, 12, 1972 : 355-358.

TEXTES LIBRES MIS EN LIGNE :

• Origine et évolution des termes pour désigner les parents en langue des signes française, 2005 : 1-11.
Voir l’article en ligne(rubrique « La langue des signes, hier et aujourd’hui ») et surhalshs

• Origine et évolution des termes pour désigner les mois en langue des signes française, 2005 : 1-22.
Voir l’article en ligne (rubrique « La langue des signes, hier et aujourd’hui ») et sur halshs

MICRO-ÉDITION :

La siida lapone. Mémoire pour la maîtrise spécialisée d’ethnologie (Université Paris V, 1971). Paris, Institut d’ethnologie, collection « Archives et Documents », 1971, 76 p.

Termes de parenté utilisés dans une population scolarisée de la banlieue parisienne. Mémoire pour le certificat d’ethnologie (Université Paris V, 1970). Paris, Institut d’ethnologie, collection « Archives et Documents », 1972, 48 p.

La vie sociale et économique des Lapons de Kautokeino. Thèse pour le doctorat de troisième cycle (Université René-Descartes, 1975). Paris, Institut d’ethnologie, collection « Archives et Documents », 1975, 377 p.

Jeux de ficelle lapons. Paris, Institut d’ethnologie, collection « Archives et Documents », 1976, 77 p.

Le vêtement lapon : formes, fonctions, évolution. Thèse pour le doctorat d’Etat. Lille, Atelier national de reproduction des thèses, 1991, 740 p.

RAPPORTS :

Matériaux pour l’étude des costumes populaires dans le Varanger (avec Michèle Roué). Paris, Musée de l’Homme, 1978, multigr., 94 p.

Les enquêtes d’anthropologie urbaine. Rapport pour la Commission Architecture, urbanistique et société du CNRS, 1985, multigr., 28 p.
Voir l’article en ligne

Musée en projet Histoire et culture des sourds. Rapports pour les collectivités territoriales : janvier 2000, 58 p. ; juin 2000, 22 p. ; décembre 2000, 19 p., multigr.

ARTICLES D’ENTOMOLOGIE :

• Présence de Chrysocarabus auronitens subfestivus dans le département de l’Orne, Sciences Nat, 81, 1994 : 22

• Un foyer basque d’hybridation entre Mesocarabus problematicus et Mesocarabus lusitanicus (Col. Carabidae) (avec Bernard Lassalle), L’Entomologiste, 45 (1), 1989 : 45-52.

Chrysocarabus auronitens en forêt d’Ecouves (avec Bernard Lassalle), Sciences Nat, 61, 1989 : 21-22, 1 pl. h.-t.

Eucarabus monilis F. (Col. Carabidae) en Seine-et-Marne (avec Daniel Prunier), Bulletin ACOREP, 11, 1989 : 11.

• Contribution à la connaissance de la répartition des espèces du genre Mesocarabus dans les Pyrénées-Atlantiques (avec Daniel Prunier), Bulletin ACOREP, 11, 1989 : 12-13.

Post-scriptum :

Article mis en ligne le 28 juillet 2004, actualisé le 28 novembre 2017