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Lallier, Christian

publié le

Mail : christianlallier chez anthropologiefilmee.com

Site  : http://www.c-lallier-anthropologie-filmee.com/index.html

Christian Lallier est anthropologue, réalisateur de nombreux films documentaires, spécialisé dans l’observation filmée des interactions sociales. Sa pratique de l’anthropologie filmée vise à décrire les « espaces politiques » produit par les dispositifs techniques : les relations agents-voyageurs dans une gare, les formes de négociation et de coopération dans la conduite d’un projet, les représentations symboliques qui se jouent entre les acteurs lors d’une réunion de travail,...

Ses travaux de recherche, sur les conditions de l’observation filmée des interactions sociales, l’ont conduit à enseigner l’anthropologie filmée à l’ENS de Lyon, à l’EHESS et Sciences-Po Paris. Depuis 2014, il enseigne l’anthropologie filmée à l’Université Stendhal — Grenoble 3.

Filmographie

2015 L’élève de l’Opéra (122’ + 136’)

2014 La quatrième dimension de l’architecte (52’)

2010 La ville sur des rails. L’utopie de la métropole (2x60’)

2009 Engagement / Femmes / Mali (5 x 13’)

2006 L’argent de l’eau (52’ + 174’)

2003 Naissance d’un lieu de travail - version « interactive » (120’)

2000 Chambre d’hôtes dans le Sahel (52’)

1999 Nioro-du-Sahel, une ville sous tension (56’)

1997 Chronique sur le travail d’agents EDF-GDF (3x20’)

1995 Changement à Gare du Nord (45’)

1994 Chronique de l’Unité (38’)

Champ de recherche

Les espaces politiques produits par les dispositifs techniques : tel est le champ de ma recherche en anthropologie filmée. Comment les acteurs d’un projet commun agissent ensemble, selon des cadres de légitimation, et qu’est-ce qui se joue à travers les formes de négociation et de coopération qui sont à l’œuvre au cours des échanges ? Cet espace politique procède des régimes d’engagement qui mobilisent les acteurs dans la conduite de leurs objectifs selon leurs relations aux autres. La notion de dispositif désigne un cadre technique de transactions tel que la construction d’un bâtiment ; le fonctionnement d’une gare ; un projet d’aide au développement ; l’implantation d’un réseau d’eau ou d’électricité ; une expérience artistique en milieu scolaire...

Chacun de ces « terrains » résulte d’une pratique de l’enquête par l’observation filmée des interactions sociales et se traduit par un ou plusieurs films documentaires.

Principales publications

Ouvrage

Pour une anthropologie filmée des interactions sociales, préface de Jean-Paul Colleyn, Editions des Archives Contemporaines, 2009, 250 p.

Articles

L’observation filmante, une catégorie de l’enquête ethnographique, L’Homme, Éditions de l’EHESS, n°198-199, 2011.

Comment filmer un clin d’œil ? de Clifford Geertz à Jean Bazin, "Clifford Geertz, interprétation et culture", Université de Lyon II, novembre, 2010.

Filmer le travail des relations sociales, "Filmer le travail. Film, travail", Éditions Université de Provence, 2010. 

Le corps, la caméra et la présentation de soi, Le journal des anthropologues, AFA, 2008.

Le besoin d’aider ou le désir de l’autre, Revue "Autrepart", IRD, 2007. 

Doctorat en Anthropologie sociale, ethnologie.

Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - EHESS

Titre de la thèse :

L’AUTRE ET LE REGARD-CAMÉRA
Filmer le travail des relations sociales


Résumé

Comment pouvons-nous observer et filmer une interaction sociale sans que la présence de la caméra puisse bouleverser ce que nous souhaitons précisément représenter ? Quelle place peut donc bien occuper le tiers-filmant pour que les personnes observées poursuivent leurs argumentations comme si elles n’étaient pas filmées ? Afin d’examiner les conditions de ce rapport, entre filmant et filmé, il convient de s’interroger tout d’abord sur l’objet même de cet enregistrement : en quoi l’observation filmée d’une situation sociale produit-elle une description interprétable. Rendre compte d’un échange entre deux ou plusieurs individus implique de représenter ce qui se dit et ce qui se joue entre les interactants. Filmer le réel suppose donc de s’attacher au travail des relations sociales. Le documentariste ne se situe pas face au champ social comme un spectateur, mais doit s’insérer au sein même l’interaction, s’engageant lui-même dans la situation en tant qu’observateur-filmant.

Composition du jury de thèse

Marc Abélès, directeur de recherche - CNRS
Alban Bensa, directeur d’études - EHESS
Catherine Choron-Baix, chargée de recherche - CNRS
Jean-Paul Colleyn (directeur de thèse), maître de conférences - EHESS
Michel de Fornel, directeur d’études - EHESS
Yves Winkin, professeur des universités - ENS.LSH

Mention
« TRES HONORABLE AVEC FELICITATIONS A L’UNANIMITE »


Qualifications au poste de maître de conférences

Campagne 2005
- 18ème section CNU - Art : n° 05218145961
- 20ème section CNU - Anthropologie, ethnologie : n° 05220145961
- 71ème section CNU - Sciences de l’information et de la communication : n° 05 271145961.