Nos tutelles

CNRS Nom tutelle 1

Rechercher






Accueil > LAUM > À noter

16 avril 2015, 15h-19h : Séminaire FRONTIÈRES ET MOUVEMENTS DE LA VILLE

publié le

Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain

Laboratoire d’Anthropologie Urbaine

FRONTIÈRES ET MOUVEMENTS DE LA VILLE

Écritures, descriptions et transformations

Michel Agier (EHESS), Alessia De Biase (École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette), Franck Mermier (CNRS) et Anne Raulin (Université Paris Ouest Nanterre)

EHESS, Salle M. et D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris, 15h -19h

Séance du jeudi 16 avril 2015

Ecritures ethnographiques
avec Eric Wittersheim et Thomas Fouquet

Eric Wittersheim (Maître de Conférences à l’EHESS)

Revenant sur une enquête menée il y a quelques années parmi les supporters « ultras » du Paris Saint-Germain (Supporters du PSG. Une enquête dans les tribunes populaires du Parc des Princes, Le Bord de l’Eau, 2014), au sein de la tribune du « Kop de Boulogne », je cherche à comprendre les mécanismes intellectuels qui conduisent à la surinterprétation en anthropologie. Ces deux années d’enquête parmi les supporters du PSG m’ont permis d’observer par quel truchement la pratique et les propos des supporters pouvaient devenir la matière d’un discours totalisant, faisant du particulier une généralité, expulsant toute forme d’ironie ou de second degré, et ciblant les éléments les plus spectaculaires de son objet de recherche pour généraliser en accentuant les aspects spectaculaires.
Il est d’autant plus nécessaire de questionner la tendance à la surinterprétation de l’écriture anthropologique que la nouvelle politique répressive menée par les clubs de football à l’encontre des supporters ultras semble elle aussi fondée sur une généralisation (pour ne pas dire un amalgame) entre une minorité de supporters violents et dangereux et la masse des supporters issus des classes populaires, de plus en plus écartés des stades au profit d’un public plus fortuné et plus docile.

Thomas Fouquet (Institut des mondes africains et chaire d’Études africaines comparées de l’université Mohammed VI, Rabat)

Cette présentation traitera de configurations urbaines qui manifestent une absence et/ou une disparition, et que les acteurs sociaux « font exister » au travers de pratiques discursives, mais aussi corporelles et matérielles. Deux terrains seront pour cela présentés : les aventurières de la nuit à Dakar, dont les désirs d’Ailleurs se matérialisent dans la production d’un exil imaginaire au sein de la ville nocturne ; et ladite rue Princesse à Abidjan, haut-lieu des loisirs nocturnes en Afrique de l’Ouest, dont la destruction en 2011 polarise des politiques de la mémoire et de la nostalgie très fortes.