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Nzalankazi Gleda

publié le

Contact : gledamsile chez hotmail.com

Direction de thèse : direction principale :Catherine Neveu (TRAM) et co-direction : Elika M’Bokolo ( CEAF)


Année d’inscription en doctorat :
novembre 2012



Sujet :

Mon travail porte sur la place et l’impact des représentations de l’homme noir de France, aux travers de sa discrimination et sa stigmatisation pour comprendre les enjeux qu’elles impliquent dans les modalités d’appropriation de la citoyenneté ; en m’appuyant sur l’analyse de l’outil qu’est « l’éducation au développement » (EAD) et des ses usages.


L’éducation au développement trouve son origine dans la volonté de promouvoir une conscience citoyenne sur le plan local et mondial, par des échanges, par des analyses et par des expériences alternatives pour donner des réponses à un monde qui va mal. Les instigateurs de cette démarche sont les associations de développement et les Organisation Non Gouvernementale. Ils luttent pour donner une vision du monde plus juste et plus appropriée en s’appuyant sur une partie de la société civile désireuse de s’engager dans le changement. L’éducation au développement se veut être un outil d’engagement citoyen pour d’une part, changer la vision bipolaire du monde, et d’autre part, être un levier auprès des politiques pour leur faire part des aspirations des gens.


Intégrer la question de l’ethnicité dans ses recherches permet de comprendre les interdépendances et les relations entre les groupes d’une même société. Le propos n’est pas de distinguer la société française par des traits culturels, mais de mieux percevoir le processus de construction des sentiments de similitudes et de distinctions dans une même société ainsi que les tensions qui en découlent. Il n’est pas question de victimiser le groupe minoritaire, mais on peut noter que dans les cas de discriminations, l’ethnicité apparaît comme un processus de reconnaissance face à un groupe majoritaire et dominant. Le but d’établir une représentation juste des Noirs de France est de permettre une meilleure reconnaissance collective, pour la prendre en compte dans l’identité nationale.


La difficulté du sujet oblige de puiser d’une part dans la sociologie en vue de mieux appréhender la complexité des faits sociaux et d’autre part l’anthropologie qui permet de les expliquer pour mettre en lumière leurs interdépendances. L’approche socio anthropologique favorise une observation en immersion pour restituer des pratiques et des représentations.


Le but de mon sujet sera de comprendre comment les acteurs de l’éducation au développement Afro-descendants en France se saisissent de cette pratique alternative de l’éducation pour modifier le regard que l’on porte sur eux mêmes ? Il me paraît intéressant de comprendre comment des personnes d’un groupe minoritaire (discriminé ou stigmatisé) ayant partagé une culture républicaine commune, s’impliquent dans une forme d’éducation alternative qui promeut une conscience citoyenne. Est-ce que le principe d’avoir partagé à des degrés différents des discriminations/stigmatisations qui les poussent vers une réflexivité « inconsciente » hors norme ? Y ‘a t’il une volonté de changer les mentalités et de montrer un nouveau visage de la France ? Ou bien même une volonté de la diaspora de contribuer à l’essor de l’Afrique par son plaidoyer ?


Mots-clés :citoyenneté,stigmatisation/discrimination, ethnicité, minoritaire/majoritaire, identité nationale


Cursus :

- 2012 : Doctorat en sociologie. EHESS. Paris (en cours)
- 2011 : Master de recherche en Sciences de l’Information et de la Communication. ISIC. Bordeaux. (Mention Bien).
- 2010 : Diplôme Universitaire Didactique du Français Langue Étrangère Seconde (DIDFLES). Bordeaux
- 2009 : Licence Sciences de l’Information et de la Communication. ISIC. Bordeaux