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Séminaire du groupe de recherche "Théâtres de la mémoire"

publié le

THÉÂTRES DE LA MÉMOIRE

(IRCAV-Paris 3 / CERHEC-Paris 1 / ESTCA-Paris 8 /CERILAC-PARIS 7 / CNRS-IIAC)

THÈME DE RECHERCHE 2014-2016

« ARTS DE LA MEMOIRE », ARTS ET MEMOIRE : ENJEUX POLITIQUES

Si la notion de « Théâtre de la mémoire » évoque certains traités classiques de rhétorique, de l’Antiquité à la Renaissance, de Pline à Giulio Camillo, elle décrit encore aujourd’hui « les moyens à mettre en œuvre pour se souvenir » (Eco). Au-delà de la spécificité historique des modalités de transmission de savoir par les « arts de la mémoire », nous pouvons mutatis mutandis, pour l’analyse des images d’aujourd’hui, retenir le fait que ces « arts de la composition » sont de nature heuristique (Carruthers). Le cinéma, en sollicitant à la fois sensibilité et réflexion, s’apparente en effet à cette conception dynamique et active de la mémoire.

Il y a plus de vingt ans, la revue transdisciplinaire Traverses a consacré un numéro spécial aux « Théâtres de la Mémoire » dédié à la mémoire de Michel de Certeau. C’est dans le même esprit qu’il s’agira de traiter de l’articulation entre art et mémoire, en envisageant le cinéma parmi d’autres arts et dispositifs (théâtre, architecture, musique, arts plastiques). En mettant à l’épreuve l’hypothèse de cette articulation, nous tenterons de questionner les enjeux politiques d’une mémoire élaborée par les moyens de l’art.

HISTORIQUE DES SEMINAIRES DE RECHERCHE

Créé en 2003, le groupe de recherches Théâtres de la mémoire réunit des chercheurs en études cinématographiques (enseignants, jeunes docteurs et doctorants) dans une perspective permettant une approche pluridisciplinaire (esthétique, histoire, sociologie).
Considérant le dispositif du cinéma comme un « théâtre » de la mémoire, le travail de l’équipe vise à définir historiquement et théoriquement les rapports qu’entretiennent images reproductibles et mémoire, technologie et archive.
Longtemps, le fonctionnement de la mémoire a été analysé à partir de la fonction indexicale des images, liée à leur « devenir-archive ». Il est désormais évident qu’il doit aussi être pensé à partir de la manière dont la diversité des types d’images ou de technologies, comme celle des dispositifs d’exposition ou de projection construisent des expériences temporelles différentes qui engagent des processus mémoriels distincts. Il y aurait, en effet, des formes spécifiques de la mémoire liées aux images techniques.
Confronté, dans le contexte de la montée en puissance des médias, à de nouveaux modes d’événementialité comme à la refonte des catégories historiques, le cinéma apparaît, plus spécifiquement, comme un medium susceptible d’inventer de nouvelles formes d’historiographie. L’écriture cinématographique présente, en effet, un certain nombre de traits qui lui sont propres : conjugaison de plusieurs temps virtuels dans les images, redondance ou écart entre le dit et le montré, la voix et l’image, nouveaux modes de remploi d’images etc.

Codirection : Frédérique BERTHET (CERILAC/Paris VII) ; Christa BLÜMLINGER (ESTCA/Paris VIII) ; Michèle LAGNY (IRCAV/Paris III) ; Ophir LEVY (CERHEC/Paris 1) ; Sylvie LINDEPERG (CERHEC/Paris I) ; Sylvie ROLLET (IRCAV/Poitiers) ; Marguerite VAPPEREAU (CERHEC/Paris I)

Vous pouvez télécharger le programme complet du séminaire 2014-2015 ici :