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Espaces, pouvoirs et ressources

Jean-François Gossiaux, directeur d’études à l’EHESS (TH) Boris Pétric, chargé de recherche au CNRS

publié le

2e et 4e mardis du mois de 15 h à 17 h (salle 7, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 9 novembre 2010 au 28 juin 2011


Par delà les concepts génériques (colonisation, mondialisation, transition…) , nous partirons d’un certain nombre de constats de terrain ou d’exemples historiques pour réexaminer les thématiques du local et du global, de l’articulation des espaces et des pouvoirs, et de l’appropriation des ressources. Dans quelle mesure les réalités locales participent-elles d’un système englobant et dans quelle mesure constituent-elles en elles-mêmes un système autonome ? Comment une logique dominante est-elle localement appropriée, détournée ou inversée ? Il s’agit au bout du compte de saisir les processus de la contemporéanité : comment les mondes contemporains se rencontrent, se confrontent, réagissent et interagissent, se transforment ou se détruisent.La notion de ressource sera entendue dans ses acceptions matérielle (on parlera d’élevage, de viticulture, etc.) aussi bien qu’immatérielle (« aide au développement », « promotion de la démocratie »…). On sera plus particulièrement attentif aux logiques de captation de ressources et à leurs incidences sur l’organisation et l’exercice du politique. La comparaison, qui se fondera pour l’essentiel sur des études de cas en Asie post-soviétique (Ouzbékistan, Kirghizstan, Territoires bouriates de Sibérie méridionale) et en Europe (Balkans, Midi de la France), amorcera une réflexion théorique sur les processus actuels d’enchâssement des espaces politiques.

Séance du 24 mai

Alessandro Monsutti, Professeur d’anthropologie sociale à l’IHEID (Genève)
La banque, le ministère et la communauté : une anthropologie politique de la reconstruction rurale en Afghanistan


Cette présentation portera sur le rôle des divers acteurs institutionnels impliqués dans la réhabilitation rurale en Afghanistan. Il s’agira notamment de montrer comment la culture du workshop peut contribuer à modifier la subjectivité des participants et les conduit à se positionner de façon particulière dans leur champ social. Les divers programmes de reconstruction post-conflit et de développement représentent un aspect d’un appareil bureaucratique plus large qui promeut de nouvelles formes de gouvernementalité transnationale. Celles-ci coexistent et parfois entrent en tension avec les expressions plus familières de la souveraineté territoriale des Etats.

http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2010/ue/603/