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Accueil > L’ Iiac > Archives > Séminaires > Séminaires 2011 - 2012 > 2010 - 2011

Introduction à l’enquête de terrain

Yves-Marie Davenel, Eléonore Merza, Tobias Girard

par Maryse Cournollet - publié le


1er et 3e jeudi du mois de 13h à 15h (salle 2 - 105 boulevard Raspail- 75006 Paris) du 4 novembre 2010 au 12 mai 2011.
.


Destiné à fournir aux jeunes chercheurs (master1 et 2, doctorants) des
outils pratiques pour bien préparer leurs enquêtes de terrain, ce
séminaire se veut un lieu de réflexion et de transmission des techniques et méthodologies propres à l’enquête ethnographique ainsi qu’un espace d’échange d’expérience et d’interaction entre jeunes chercheurs et chercheurs expérimentés.


Nous verrons par exemple comment réaliser un dossier de demande de
subvention, préparer sa trousse à pharmacie, prendre des notes, utiliser une caméra ou employer des logiciels d’indexation des données de terrain.


Des séances thématiques permettront également de débattre des questions de méthodes liées par exemple au genre et à la légitimité du chercheur sur le terrain ou aux enquêtes sur sa propre famille.


La première séance sera consacrée à la question "Qu’est-ce qu’un terrain en anthropologie ?"


La prochaine séance du séminaire aura lieu le jeudi 18 novembre (salle 3 - 105 boulevard Raspail - Paris 6e).


Cette séance sera consacrée aux deux questions qui se posent pour bien préparer son départ sur le terrain, à savoir sa faisabilité et son
financement. Y a-t’il des "bons" et des "mauvais" objets de recherche ?
Comment évaluer la difficulté de son projet d’enquête ? Est-il trop
ambitieux ? Dipersé ? Combien de temps faut-il consacrer pour apprendre une langue étrangère ? Et surtout, comment financer son enquête de terrain ? A qui s’adresser ? Comment faire quand on n’a pas de financement ?

La séance du 2 décembre sera consacrée au montage des dossiers de financements ainsi qu’à la faisabilité des terrains.


Séance du 16 décembre
Dr. Frédérique Rosenfeld, (Médecine préventive - Muséum National d’Histoire Naturelle)


Malgré le titre bien connu de cet ouvrage de Nigel Barley qui annonce que "l’anthropologie n’est pas un sport dangereux", il y a toutefois des
précautions élémentaires à prendre sur les "terrains éloignés". Comment préparer sa trousse à pharmacie pour un long séjour dans un lieu isolé ? Quels gestes simples faut-il savoir pour éviter les mauvaises surprises ? Les médicaments que l’on apporte avec soi pouvant être également des objets de luxe pour les personnes avec lesquelles vit l’ethnologue, comment anticiper et répondre aux sollicitations qui en découlent ?

Séance du 6 janvier
Cette première séance de l’année 2011 sera consacrée aux techniques
d’entretien, à la prise de note, aux matériels et à la restitution.


Séance du 20 janvier
La séance sera consacrée à l’analyse et à la restitution des données de terrain. Elle sera l’occasion de réfléchir à la question de
l’interprétation et du rendu des données collectées ainsi qu’aux méthodes d’indexation et de mise en forme des données en s’appuyant notamment sur des logiciels informatiques.

Séance du 3 février


Cette séance sera consacrée aux NTIC (Nouvelles Technologies de
l’Information et de la Communication), appréhendées à la fois comme
nouveaux terrains et nouveaux outils d’enquête.
A cette occasion, nous aurons le plaisir de recevoir Matthieu Renault et
Mehdi Bourgeois du "programme d’études sur l’usage des TIC dans les
migrations" (TIC-Migrations) de la FMSH.

Séance du 3 mars


Cette séance ouvrira un cycle de trois interventions consacrées à la
question de la légitimité en sciences sociales.
Marianne Blidon (Univ Paris I), y a t-il des terrains réservés ?

Séance du 17 mars


Georges Augustins (Prof. Université Paris X) et Claude Mercier (chercheur indépendant, sous réserve), viendront faire part de leurs expériences et présenter l’évolution des méthodes d’enquêtes en anthropologie à partir d’une enquête collective réalisée dans les Baronnies (Pyrénées).

Séance du 31 mars


Comment enquêter sur sa propre famille, sa propre communauté ? L’absence de distance est-elle une question méthodologique ou un problème institutionnel ? Quelle légitimité le chercheur peut-il construire pour justifier sa démarche ? Pour engager cette discussion, nous avons le plaisir d’accueillir l’anthropologue

Eric Chauvier (Bordeaux 2)
auteur notamment du livre Fiction familiale, 2003, où il présente les
recherches qu’il a effectué auprès de sa propre famille.

Séance du 7 avril


Jean-Christophe Monferran, ingénieur d’étude,
(IIAC-Lahic/CNRS)
Pratiques de l’anthropologie visuelle : caméra, son et prise de vue.

Séance du 28 avril
Attention, changement d’heure et de salle, 15h-17h - salle 9, 105, bd Raspail - Paris 6e.


Que deviennent tous les anthropologues, qui après la thèse n’ont pas pu ou pas voulu entrer dans les cercles universitaires ? Qu’ils n’aient pas pas réussi à trouver un poste et en aient inventé un, ou qu’ils aient préféré sortir du milieu pour entrer par exemple dans l’entreprise, leurs parcours et leurs expériences interrogent la place et le rôle de la discipline dans la société. A quoi peut donc (nous) servir une thèse d’anthropologie aujourd’hui ? Et au-delà de la richesse de l’expérience qu’apporte une thèse, comment la mettre en valeur
pour trouver un travail ?

Afin de donner quelques pistes et idées, nous aurons le plaisir d’accueillir

Nicolas Flamant, qui a consacré sa thèse à l’anthropologie des managers avant de devenir à son tour directeur des ressources humaines d’un important groupe du bâtiment.

Séance du 5 mai


Nicolas Flamant (docteur de l’EHESS et DRH de SPIE Batignolles)
Ethnologie hors des murs 1 : Les parcours atypiques après la thèse

Séance du 19 mai


Nous aurons le plaisir d’accueillir les chercheurs du Groupe Recherche
Action (GRAC) de Lyon qui viendront nous présenter leur structure, leur
méthodologies et les projets menés par ce groupe de recherche.


Créé en 2006, le Groupe recherche action est une Société Coopérative de Production. Elle rassemble des sociologues travaillant depuis plusieurs années autour de la question de l’auto-organisation sur le
terrain social, politique et culturel. L’association permet la mise en commun des moyens et des pratiques afin d’élaborer de nouvelles modalités de recherche qui associent acteurs de terrain et sociologues dans une optique de co-production des savoirs.

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