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Soutenance de thèse

par Maryse Cournollet - publié le


Emily Sahakian soutiendra sa thèse intitulée La traduction du traumatisme : les œuvres des dramaturges antillaises mises en scène à l’Ubu Repertory Theater de New-York en vue de l’obtention du doctorat de sociologie, le lundi 9 mai 2011 à 14h30, Northwestern University à Evanston, Illinois.


Le jury de cette thèse est composé de :

Sandra Richards (co directrice de thèse, Northwestern University, Evanston)
Nicole Lapierre (co directrice de thèse, directeur de recherche au CNRS, IIAC, Centre Edgar Morin)
Susan Manning ((Northwestern University, Evanston)
Eleni Varikas (professeur à l’Université Paris 8)
Doris Garraway (Northwestern University, Evanston)


Résumé


Le présent mémoire de thèse examine le rôle culturel du théâtre féminin antillais des décennies 1980 et 1990. Il se propose de montrer que le théâtre participe à la construction et à la transformation d’une mémoire collective de l’esclavage, au sein d’une nation aussi bien que dans un contexte transnational. À partir du concept de mémoire traumatique de l’esclavage, il s’agit d’étudier d’une part, trois dramaturges antillaises, en mettant en relief trois pièces principales, et, d’autre part, les mises en scène et la réception de ces pièces à l’Ubu Repertory Theater de New York. Cette étude commence par une introduction théorique, suivie d’un deuxième chapitre sur l’esclavage, sa mémoire, et son oubli en France métropolitaine et d’Outre-mer. Les trois chapitres centraux examinent les théâtres d’Ina Césaire, de Maryse Condé, et de Gerty Dambury aussi bien que la mise en scène et la réception de leurs pièces à l’Ubu. Quant à la première partie de chaque chapitre, il s’agit d’une analyse textuelle pour éclairer comment les pièces mettent en scène une continuité entre le passé et le présent. Ici, le théâtre vise à confronter et instaurer une mémoire antillaise, féminine de l’esclavage, mémoire qui était largement inconsciente et secrète à la fin du vingtième siècle. Une deuxième partie de chaque chapitre traite de la traduction du traumatisme réalisée par les artistes et les spectateurs à l’Ubu. Cette analyse souligne la mise en place d’une narration du traumatisme transculturel, créé par l’évènement théâtral, et les conflits engendrés.