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Nouvelles visions : anthropologie, art et film expérimental

Colloque international

par Maryse Cournollet - publié le

Colloque international
Les 30 et 31 mars 2012
Salle de cinéma
Musée du Quai Branly
37 quai Branly
218 rue de l’Université - Paris 7e

Organisateurs : Caterina Pasqualino (IIAC-LAIOS - CNRS - EHESS), Arnd Schneider (University of Oslo)



> Film still from > ‘Yanqui Walker and the Optical Revolution' > (dir. Kathryn Ramey, U.S.A., 2009, 33')
En collaboration avec le Département de la recherche et de l’enseignement du Musée du quai Branly et avec le soutien du Laboratoire d’Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales (LAIOS-IIAC) et du Centre de coopération franco-norvégienne en sciences sociales et humaines.


Comment élargir les champs d’observation du réel ? L’art contemporain et le cinéma expérimental dérangent nos présupposés. Les outils ou procédés utilisés par les artistes vidéastes - caméra stylo, visionnage en boucle, ralenti ou accéléré, écrans multiples, mise en réseau de caméras de surveillance - questionnent notre lecture du monde. Ces nouvelles visions incitent les observateurs du social que sont les anthropologues à modifier la forme de leurs récits et à élargir leurs champs d’observation.


Artiste et ethnographe, Maya Deren a interrogé pendant les années 1940 et 1950 les implications pratiques et théoriques de l’image filmée. Selon elle, il ne suffit pas d’enregistrer les apparences du monde au moyen de la pellicule. Le cinéaste doit s’astreindre à en restituer la perception au moyen d’expériences sensorielles multiples. De même, d’autres artistes et anthropologues affirmeront que la perception optique du monde ne suffit plus. Il faut considérer que ses qualités formelles se mêlent à des sensations acoustiques, haptiques, mais aussi olfactives ou gustatives.


La représentation du temps vécu constitue un autre champ d’investigation. Ainsi les anthropologues, qui se demandent comment restituer le mieux possible la complexité du temps vécu sur le terrain, cherchent à proposer de nouvelles formes de récits, tandis que les artistes expérimentaux, qui s’affranchissent de la compression narrative du temps, mettent en place des dispositifs propres à poser les bases d’une sensibilité au réel accrue.


L’anthropologie, l’art et le film expérimental questionnent notre perception. Voir est aussi comprendre : ce colloque met en perspective les tentatives de renouvellement des protocoles d’expérimentation visuelle propre à amplifier notre compréhension du monde.

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