Accueil > L’ Iiac > Vie doctorale > Terrains

Petite bibliographie

par Jonathan Chibois - publié le

JPEG - 8.9 ko
Ci-dessous une bibliographie, non-exhaustive mais commentée, des textes susceptibles de rendre service sur le terrain, mais aussi en amont ou en aval.

N’hésitez pas à proposer vos contributions, en nous communiquant les références qui vous ont le plus aidé à ce stade de la recherche.

Textes francophones

- Abélès M. « Pour une anthropologie des institutions ». L’Homme. 1995. Vol. 35, n°135, p. 65‑85. [disponible en ligne]

Ce texte intéressera spécifiquement celles et ceux qui vont enquéter en institutions. Abélès y énonce l’importance de soumettre les institutions au regard anthropologique, puis définit ce que pourrait y être une ethnographie, en précisant la place subtile que devrait y adopter le chercheur. En substance, il s’agit moins d’y regarder ce que les institutions produisent, mais à la manière dont elles parviennent à leurs finalités.

- Abélès M. « Le terrain et le sous-terrain ». In : De l’ethnographie à l’anthropologie réflexive. Nouveaux terrains, nouvelles pratiques, nouveaux enjeux. Paris : Christian Ghasarian, 2004, p. 35‑43.

Dans ce court texte, Abélès s’arrête sur le "pacte ethnographique", parfois explicite mais souvent implicite, propre à tout terrain. L’idée est de rappeler que dans toutes situations d’enquête, il y a un niveau relationnel sous-jacent (le sous-terrain) qui influe pour beaucoup dans les données qui seront récoltées, dont il faut avoir conscience autant pour l’analyse et pour en tirer parti.

- Beaud S. « L’usage de l’entretien en sciences sociales. Plaidoyer pour l’ “entretien ethnographique” », Politix, 1996. Vol. 9, n°35, p. 226‑257. [disponible en accès libre]

Stéphane Beaud revient ici d’abord sur les différents statuts de l’entretien dans l’enquête sociologique, pour ensuite insister sur son caractère ethnographique. L’entretien est une situation d’observation, où le mythe de la neutralité de l’enquêteur est mis à mal. Par exemple, la retranscription des entretiens oblige à un véritable travail interprétatif, ou la subjectivité du chercheur est mise à contribution.

- Bizeul D. « Que faire des expériences d’enquête  ? Apports et fragilité de l’observation directe ». Revue française de science politique. 2007. Vol. 57, n°1, p. 69‑89. [disponible en accès restreint]

Dans ce texte très didactique, Bizeul rappelle les fondements de l’enquête ethnographique, son intérêt méthodologique et ses forces, mais aussi et surtout ses pièges et ses limites. On y trouve beaucoup de références bibliographiques, c’est un article très documenté et agréable à lire.

- Fassin D. et Bensa A., Les politiques de l’enquête, Éditions La Découverte, Paris, 2008.

Cet ouvrage collectif est rédigé par une équipe de doctorants ayant eu tous des expériences originales de terrains. Ils proposent de réfléchir sur le caractère non-évident de la démarche ethnographique, en mettant en avant son caractère expérimental, politique et problématique. Ce livre est très complet de ce point de vue, et a le mérite d’être assez déculpabilisant quant à ses propres erreurs et difficultés sur le terrain.

- Ghasarian C. « Les désarrois de l’ethnographe », L’Homme, 1997, Vol. 37, n°143, p. 189‑198. [disponible en accès libre]

Christian Ghasarian explique que si l’exigence épistémologique de réflexivité est incontournable, c’est un exercice qui a ses propres contradictions, ce qui peut expliquer un certain nombre de difficultés ressentie par l’ethnographe sur son terrain. Ce texte, bien que court, est percutant, il permet une prise de recul sur un certain nombre d’injonctions disciplinaires qui s’impose au chercheur en anthropologie.

- Olivier De Sardan J.-P., « La politique du terrain. Sur la production des données en anthropologie », Enquête, n°1, p.71-109, 1995. [disponible en accès libre]

L’auteur décortique ici successivement les différents types de données avec lesquels le chercheur peut être amené à travailler, puis énumère les différents moyens à disposition du chercheur pour les exploiter. Ce texte est en ce sens une invitation diversifier son corpus, qui a tout intérêt à exploiter la richesse la variété des données disponibles.

Textes anglophones

Textes hispanophones