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Thèmes détaillés

par Jahan - publié le

Les projets dans cette thématique de recherche s’inscrivent dans le cadre théorique des études sur l’influence sociale et les représentations sociales. Dans le domaine de l’influence, les travaux de Bernard Personnaz porteront sur l’innovation et les niveaux de changement, les résistances et le suivisme, selon la légitimité de la source ainsi que sur l’articulation entre l’influence minoritaire, majoritaire et la créativité des groupes. Ce dernier aspect sera abordé en collaboration avec Charlan Nemeth (Université de Californie à Berkeley). Ici encore synergies et complémentarité entre les recherches se manifestent, puisque les effets d’influence seront approfondis dans le domaine alimentaire et celui de la prévention anti-tabac.

Les recherches sur les relations entre les groupes de Bernard Personnaz approfondiront les processus de favoritisme et de discrimination entre les groupes inégalitaires, mettant en jeu des situations de pouvoir et d’acculturation de populations immigrées et d’accueil avec Richard Bourhis (Université du Québec à Montréal). Un autre axe portera sur la construction identitaire de groupes professionnels et sur les émotions attribuées à l’intragroupe et au hors-groupe, en liaison avec la discrimination.

Dans le cadre de la théorie des représentations sociales, Lucy Baugnet adoptera une perspective interculturelle dans l’approche de l’altérité, en développant des méthodes qui permettent d’aborder le croisement de codes culturels, en partant de données filmées ou photographiques. Les recherches sur la représentation de l’hygiène seront continuées par Béatrice Madiot et Magdalini Dargentas, dans la double perspective de l’évolution d’une représentation sociale et des réflexions sur la méthodologie qualitative.

Magdalini Dargentas approfondira les apports de la théorie des représentations sociales à la psychologie de la religion, en examinant les croyances religieuses et leur mobilité, en collaboration avec l’Université de Londres et l’Université de Paris-10, INED. Elle poursuivra également une recherche sur l’hygiène entreprise avec Béatrice Madiot.

Ghislaine Richard développera le projet interuniversitaire portant sur le rapport de la population française avec le système judiciaire. À partir des attitudes mises en évidence au préalable, concernant la fonction des jurés d’assises, il s’agira d’étudier expérimentalement dans quelle mesure ces attitudes peuvent influencer le comportement des individus au cours du procès, ainsi que l’élaboration du verdict. Un autre projet collectif, en collaboration avec l’Université de Lyon-II, consistera à identifier les facteurs qui amènent les citoyens à faire appel à la justice « traditionnelle » ou bien à un mode alternatif pour résoudre un conflit mineur, notamment celui de la médiation. Ghislaine Richard participera également à diverses actions de recherche du groupe alimentation, en particulier l’analyse de données recueillies dans le cadre des projets AllegNutri et du projet européen STEPE (Sensitive Technologies and European Politics and Ethics).