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Journée d’étude de l’axe culture - Lieux et littérature

par Nadine Boillon - publié le

Journée dédiée à Daniel Fabre

22 mars 2016, 9h00 – 15h30

Amphi, EHESS, 105 Bd Raspail

9 h 00 – 10 h 30 : IMAGINAIRES DES LIEUX, LIEUX IMAGINAIRES

- Marie Scarpa (IIAC-LAHIC) :« Ethnocritique des espaces fictionnels : l’exemple de Koltès »

Comment lire les lieux fictionnels ? On se propose de montrer toutl’intérêt, en prenant quelques exemples dans le théâtre de Bernard-MarieKoltès, d’une lecture littéraire qui "anthropologiserait" les contours de la question. On essaiera, pour y répondre, de penser à partir del’hétérotopie (Foucault), du non-lieu (Augé) et surtout du chronotope(Bakhtine) tel que l’ethnocritique tente d’en prolonger la portée cesdernières années.

- Franck Mermier (IIAC-LAUM) :« Aden : cosmopolitismes et littérature »

Les figures du cosmopolitisme étaient, depuis le XXème siècle, un passage obligé des récits de voyages et romans occidentaux se déroulant à Aden, au sud du Yémen. Longtemps absente de la littérature arabe, cette ville est apparue, depuis peu, dans plusieurs romans yéménites. Elle symbolise de fait une modernité endogène dont le cosmopolitisme serait le synonyme, alors que les espoirs suscités par la révolution de 2011 semblent avoir sombré avec l’éruption d’une guerre dévastatrice.

Discutante : Véronique Bénéi (IIAC-LAIOS)

10h30- 11h : Pause café salle 11

11h -12h 30 : ENTRE REGIONALISME ET UNIVERSALISME

- Martin de la Soudière (IIAC-CEM) :« Prendre le parti des lieux, la "Géographie littéraire", à partir de l’écrivain Jean-Loup TRASSARD, en Mayenne »

Je partirai brièvement de l’intérêt de Daniel Fabre et de ceux qui ont travaillé dans sa mouvance sur les "écritures - dites - ordinaires" pour le LIEU. Puis, un point rapide sur le courant dit de la "Géographie littéraire". Ensuite, un utile distinguo entre les romanciers de terroir et les écrivains régionalistes, et ceux qui sans rien renier de leur intérêt pour les terroirs et les paysages ruraux, en dégagent ce qu’ils ont d’universel, comme dirait Manuel Torga. C’est le cas de Jean-Loup Trassard. Je montrerai, lectures à la clef, comment cet écrivain contemporain - quasi ethnologue voire historien -, à force d’arpenter et de cheminer dans "sa" Mayenne dans l’Ouest de la France, parvient à l’universel que seules permettent la poésie et la littérature.

- Véronique Moulinié (IIAC-LAHIC) :« Le polar régionaliste. A propos de l’exemple catalan »

Le "polar régionaliste", le "polar de terroir" ne figure pas au firmament de la légitimité littéraire. Ce genre, ou ce sous-genre, n’en connaît pas moins, depuis une vingtaine d’années, un succès considérable auprès des lecteurs, faisant les beaux jours de certaines maisons d’édition. Ainsi Mare Nostrum, un éditeur perpignanais, a-t-il créée la collection "Polars catalans" - différente de la collection "Polars du Sud" - qui ne compte pas moins d’une trentaine de romans au titre évocateur :Le boucher de Collioure,Noir Roussillon,Peinture au pistolet à Céret,Le Banyuls tourne au vinaigre,Meurtre à Aimé- Giralou encore Le dernier tango à Port-Bou. Ce corpus permet ainsi de poser certaines questions . Qu’est-ce que la "Catalogne" au travers de ces fictions ? Quels sont ses lieux dont elles se saisissent et comment ?

Discutante : Martyne Perrot (IIAC-CEM)

13h30 - 14 h : accueil café salle 11

14h-14h45 : LA LITTERATURE OU LA CONSCIENCE DES LIEUX

- Syliane Larcher (IIAC-TRAM/URMIS) :« La littérature antillaise et la « querelle avec l’histoire ». Critique d’une critique post-coloniale de la subjectivité historique chez Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau. »

Les sociétés caribéennes, nées de la colonisation, de la traite transatlantique et de l’esclavage de plantations, entretiendraient selon les écrivains martiniquais Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau un rapport tourmenté, voire « névrotique » à l’histoire. « L’arrachement brutal » que constitua la traite d’esclaves africains déportés aux Amériques, ou encore le middle passage, a rendu impossible le fait pour la conscience historique caribéenne de s’inscrire dans un continuum. Il en résulterait un rapport à la fois discontinu et trouble au passé définissant une conscience collective caractérisée, selon Glissant, par « la non-histoire ». Plus encore, écrit-il : “Le facteur négatif de cette non-histoire est donc le raturage de la mémoire collective.” (Discours antillais, p. 224) Cette thèse radicale, visant à opérer la critique des effets de la colonisation esclavagiste dans la Caraïbe, a non seulement eu pour conséquence d’offrir à la littérature des Antilles françaises une vocation ou une « mission » historienne supposée naturelle, mais elle a aussi influencé certaines analyses de l’histoire même de ces sociétés, et en particulier du statut qu’y occupe la mémoire de l’esclavage. Nous voudrions ici soulever quelques-unes des difficultés qu’elle pose d’abord pour la conception de la littérature qu’elle sous-tend, mais surtout quant à l’impasse qu’elle renferme au sein même d’une critique qui se voudrait « postcoloniale » : l’interdit du sujet fait aux acteurs dominés ou aux « subalternes ».

Discutant : Thierry Wendling (IIAC-LAHIC)

14H45-15H30 : DANIEL FABRE, ENTRE LIEUX ET LETTRES

- Jean Jamin (IIAC-LAHIC)

- Extraits vidéo de Daniel Fabre

15h30-15h45 : café salle 11