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Accueil > L’ Iiac > Activités scientifiques > Séminaires et enseignements de l’IIAC 2017-2018

Mémoires et patrimonialisations des migrations

par junior - publié le

Programme complet

Michèle Baussant, chargée de recherche au CNRS ( Hors EHESS )
Marina Chauliac, anthropologue au ministère de la Culture, DRAC Rhône-Alpes et chercheure associée au IIAC/CEM ( IIAC-CEM )
Irène Dos Santos, chargée de recherche au CNRS, URMIS, chercheure associée au IIAC/CEM et Centro em Rede de Investigaçao em Antropologia (Lisbonne) (Hors EHESS)
Catherine Perron, chargée de recherche, Sciences Po, CERI ( Hors EHESS )
Évelyne Ribert, chargée de recherche au CNRS ( IIAC-CEM )

Depuis 2010, le séminaire « Mémoires et patrimonialisations des migrationsé, d’un point de vue théorique et empirique, sur les articulations dynamiques entre mémoires singulières des migrations, mémoires collectives et patrimonialisations. En tenant compte des apports des thématiques explorées les années précédentes, le séminaire 2017/2018 portera ici plus spécifiquement sur les formes alternatives(tourisme de la mémoire, espaces cultuels notamment interreligieux, espaces fictionnels, artistiques et virtuels, public history…) d’évocation et de production sur le passé des déplacements.

Comment ces initiatives s’articulent ou non avec des formes institutionnalisées (initiatives de réconciliation et de réparation, expressions de repentir, d’excuses, comm<émorations, enseignement, actions patrimoniales…) ? Quelles sont leurs visées : une meilleure connaissance du passé, une reconnaissance institutionnelle, la construction d’un échange et d’un partage des expé et des émotions ou au contraire de frontières et d’exclusions Et quels sont les effets concrets de ces actions sur des souvenirs qui circulent et interagissent dans un espace public mondialisé ? Parmi ces modes alternatifs de médiation de l’histoire, une attention particulière sera prêtée aux formes historiographiques, artistiques et patrimoniales portées par des individus, qui travaillent à la mise en visibilité des mémoires transnationales et translocales et des liens diasporiques : notamment via les pratiques artistiques, littéraires, numériques, les musées communautaires ou encore les pratiques touristiques. À travers cette thématique, il s’agira de questionner comment ces médiations alternatives et les représentations qu’elles reconstruisent, produisent ou non du commun à partir de souvenirs, d’ expériences, d’outils, d’espaces et de temporalités hétérogène.

La présence des chercheurs parmi les acteurs oeuvrant à la construction et à la mise en visibilité de ces mémoires, nous oblige par ailleurs à questionner les postures d’engagement sur le terrain (rapports aux associations, aux institutions publiques qui portent cette mémoire...) ainsi que les différentes approches disciplinaires qui déterminent le type de production mémorielle.