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Accueil > L’ Iiac > Activités scientifiques > Séminaires et enseignements de l’IIAC 2017-2018

Art, politique, anthropologie. 4

par junior - publié le

Programme complet

Véronique Benei, directrice de recherche au CNRS ( IIAC-LAIOS )

Pour la quatrième année consécutive, ce séminaire poursuit son travail d’exploration, éclairage et analyse sur les relations entre modalités artistiques, processus et engagements politiques, et pratiques anthropologiques. Les deux premières années, la focale avait porté sur plusieurs chantiers, allant de l’exploration du dit « fait colonial » et ses implications dans la pratique d’une anthropologie du contemporain, à la médiation (audio-)visuelle et les arts plastiques dans ses modalités heuristiques, descriptives et, parfois dé-stabilisantes dans la production du lien social et la restitution des silences de l’Histoire, en passant par la façon dont les sciences sociales se saisissent de la relation entre art et politique et ce qu’elles en « font ». Depuis la seconde année, en outre, une réflexion conjointe sur la pratique du « terrain » si chère à la méthode ethnographique s’est attachée à expliciter les formes de co-création qu’elle sous-tend ainsi que les degrés d’« engagement citoyen » qu’elle implique. Dans cette continuité, le séminaire de l’an dernier fut le lieu particulier d’une exploration confluente entre formes ethnographiques du politique et modalités artistiques, y compris dans leurs variantes « d’art-thérapie ».

Cette année, nous renouvelons l’expérience de l’an passé, qui a consisté à intégrer le corps et les émotions à nos pratiques mêmes afin d’ouvrir le champ de la réflexion anthropologique non plus seulement à une démarche intellectuelle mais aussi aux apports d’une application incarnée, incorporée, sensorielle, sensible de nos méthodologies et des savoirs ainsi constitués. De pair avec cette approche, nous ré-introduisons une réflexion théorique, pragmatique et empirique sur le corps, ses traces et ses usages en tant que porteur d’histoires collectives, familiales et individuelles, en interrogeant également les mémoires dont il est dépositaire. Corps social, corps politique, corps thérapeutique, corps-matière, corps objet ou corps-esprit : en faisant du corps et des émotions qu’il porte, suscite, retient et détient, un objet de recherche autant que d’expérimentation in situ, l’on veut œuvrer sur deux plans. Continuer le repérage, l’identification et la mise en lumière des processus par lesquels se construisent les instruments premiers, les « boussoles internes » de nos êtres de chercheur-e-s. Et, en particulier quant à la production et/ou la reconstruction de liens sociaux, culturels, politiques et économiques : poursuivre l’éclairage et l’interrogation des effets pragmatiques, thérapeutiques, sociaux, politiques des modalités de connaissance dites « alternatives » dans les contextes politiques de nos recherches.

À cette fin, tout comme l’an dernier, une expérimentation in situ d’une modalité de méditation par le mouvement, dite movement medicine sera intégrée à chaque séance de séminaire. Nous en interrogerons les effets à mesure du déroulement du séminaire.

Le format choisi cette année pour poursuivre cette exploration/expérimentation est celui de huit séances de 3 heures chacune, avec un-e intervenante à chaque fois, et la possibilité d’un-e discutant-e le cas échéant.

Nota : Afin de respecter l’équilibre de chaque séance, il est demandé à chaque participant-e d’assister à l’intégralité des 3 h. En cas d’impossibilité majeure, merci de l’indiquer par avance à la responsable du séminaire, Véronique Bénéï.

Véronique Bénéï est enseignante et facilitatrice certifiée en Movement Medicine.