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Autres ateliers animés par des doctorants IIAC

par Chrystèle Guilloteau - publié le

- (Un)ruling others and the self

Stéphane Blumer, doctorant à l’EHESS ( IIAC )
Olivier Coulaux, doctorant contractuel à l’EHESS ( IIAC )
Vinicius Kauê Ferreira, doctorant à l’EHESS ( IIAC )
Jungsue Rhee, doctorante à l’EHESS ( IIAC )

3e mercredi du mois de 15 h à 19 h (salle A06_51, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 17 octobre 2018 au 15 mai 2019

Quentin Deforges (doctorant à l’université Paris Dauphine, IRISSO), Valentin Thomas (doctorant à l’Université Paris Dauphine, IRISSO) et Maite Rodriguez Apolito (doctorante à l’university Of Essex, Philosophy) participent à l’animation de cet atelier.

Le (néo)libéralisme a-t-il fait son temps ? C’est autour de cette question à plusieurs facettes que le séminaire collectif de recherche (Un)ruling others and the self développe ses séances. Celles-ci sont une invitation à un chassé-croisé entre les différentes disciplines des sciences sociales stimulée par leurs méthodologies respectives et communes. Au moyen d’analyses critiques de données empiriques partagées lors du séminaire, l’objectif est de cibler, connecter et comparer la normativité du modèle de gouvernance globale issu des politiques et pratiques néolibérales et la manière dont celle-ci sont né situent à différentes échelles.
Le séminaire de l’an dernier prenait comme objet d’étude l’émergences de collectifs d’alternatives politiques, sociales et économiques et des contradictions que ceux-ci rencontraient dans leurs actions, prises dans les logiques de la reproduction du capitalisme néolibéral. Durant chaque séance, un·e doctorant·e nous présentait les enjeux méthodologiques et théoriques de ses recherches. Ces discussions nous ont fourni un cadre pour poursuivre le travail cette année en approfondissant la logique de notre atelier collectif.
Cette année, à raison d’une demi-journée par mois, nous proposons une présentation croisée de recherches de plusieur-es doctorant-e-s et chercheurs réunis autour d’un thème particulier proposé par un des membres de l’atelier. L’enjeu, durant ces séances de quatre heures, est de réunir doctorant-e-s et chercheurs afin d’engager un dialogue critique. Ce corpus de données laisse ensuite place à une table ronde de débat ouverte à toutes et à tous.
Le séminaire (Un)ruling others and the self est soutenu par l’IRIS – Études Globale de Paris Sciences et Lettres.

- ATraSS - Atelier de traduction en sciences sociales (anglais-français) 2018-2019

Noemi Casati, doctorante contractuelle à l’EHESS ( IMM-LIER )
Nathalie Plouchard-Engel, membre associée ( IMM-CEMS )
Marie Van Effenterre, doctorante à l’EHESS ( IIAC-LACI )
Soline Vennetier, doctorante contractuelle à l’EHESS ( CRH )

3e samedi du mois de 9 h à 13 h (salle 4, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 17 novembre 2018 au 15 juin 2019

Cet atelier animé par des doctorantes, toutes traductrices, rattachées à plusieurs laboratoires de l’EHESS (IIAC, LIER et CRH) et formées à différentes disciplines (sociologie, anthropologie, histoire), vise à offrir un espace de rencontre et de formation autour de la traduction en sciences sociales. Notre travail s’organisera autour de la traduction collective, de l’anglais vers le français, d’un article scientifique, en vue d’une publication dans une revue. Cet exercice sera l’occasion d’éprouver les modalités du travail de la traduction seul-e et en groupe et de confronter les méthodes des un-e-s et des autres. L’expérience concrète de la traduction au fil des séances viendra nourrir des réflexions sur les conditions pratiques de la traduction en sciences sociales (profil et statut des traducteur.ices vis-à-vis du monde universitaire, professionnalisation, paysage éditorial, etc.). Enfin, un temps sera consacré à la discussion sur les apports de la traduction pour les sciences sociales en tant que mode de lecture et d’analyse, qui permet d’interroger concepts, traditions scientifiques et normes d’écriture et de contribuer à une analyse historique et sociologique de la production et circulation des savoirs.

La participation à cet atelier demande une implication régulière, les séances de travail étant notamment consacrées à la mise en commun et à la discussion critique de passages traduits en amont par les participant-es, qui débuteront dès la première séance. C’est aussi pourquoi nous demandons aux participant-es intéressé-es de bien nous contacter avant le 17 novembre pour que nous leur communiquions le texte choisi. Cette année, il s’agira de Lamont, Michèle and Virág Molnár, “The Study of Boundaries Across the Social Sciences”, Annual Review of Sociology, 28:167-95, 2002.

- Genre et féminismes dans les Amériques latines

Yolinliztli Perez Hernandez, doctorante à l’EHESS ( IIAC-LAIOS )

1er et 3e lundis du mois de 18 h à 20 h (salle AS1_23, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 19 novembre 2018 au 17 juin 2019. Séance inaugurale le 6 novembre 2018 de 17 h à 19 h à l’Université Paris 8 (salle G-2, bâtiment G, 2 rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis)

Maira Abreu (doctorante à l’Université Paris 8, Labtop), Alejandra Peña Morales (doctorante à l’Université Paris 8), Tania Romero Barrios (doctorante à l’Université Paris 8) et Izadora Xavier Do Monte (doctorante à l’Université Paris 8, GTM-CRESPPA) participent à l’animation de cet atelier.

On propose un atelier sur les pensées et les pratiques développées autour des études de genre et des féminismes dans les Amériques latines. Le but est de faire connaître les problématiques, les propositions théoriques, les expressions et les mobilisations provenant de cette région du monde, en vue de créer un espace de discussion pluridisciplinaire entre les sciences sociales, les sciences humaines et les arts. Il s’agit ainsi de contribuer à développer des échanges en deux sens : le premier, entre la production de connaissances en Amérique hispanophone et lusophone et la France, et le deuxième, entre disciplines transversales, complémentaires ou en dialogue. Chaque séance abordera des sujets différents à partir de textes proposés et exposés par les animatrices ou les intervenant.e.s, suivis par un débat collectif. L’atelier est ouvert à toute personne intéressée par les thématiques abordées. Lors de cette deuxième édition, nous aborderons des nouvelles thématiques, comme l’artivisme, les mobilisations collectives, les études queer ou encore les masculinités, sujets absents l’année académique 2017-2018.

- Anthropologie du néolibéralisme : éléments pour une approche comparative

Olivier Coulaux, doctorant contractuel à l’EHESS ( IIAC-LAIOS )

Jeudi de 17 h à 20 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 25 octobre 2018 au 20 décembre 2018

Ce séminaire de recherche a pour objectif de présenter la manière dont les anthropologues, dans leur pratique de la méthode ethnographique, ont traité le « néolibéralisme » comme objet d’étude au cours des dernières décennies. Il s’agira donc d’établir un panorama introductif des monographies, des théories et des controverses ainsi produites, dont l’intérêt scientifique est sujet à débats ces dernières années. Comment les ethnographes se sont-elles ou ils proposé(e)s, à partir des années 1990, d’identifier les particularités de la séquence historique ouverte par l’introduction des pratiques néolibérales dans les champs du pouvoir ? Peut-on parler d’une unité des pratiques néolibérales ainsi identifiées, voire d’une « situation néolibérale » globale ? Quelle opérationnalité des théories issues des analyses ethnographiques du néolibéralisme ? Pour comprendre les tenants et aboutissants de ces questionnements, on s’emploiera tout d’abord à poser une définition du terme en effectuant une présentation des travaux produits par les principaux théoriciens du phénomène dans d’autres disciplines des sciences sociales (séance introductive). Le concept n’étant pas endogène à l’anthropologie, on verra comment son usage ethnographique s’est avéré particulièrement prolixe dès les années 1990 et plus particulièrement au milieu des années 2000 aux États-Unis, notamment à partir de la diffusion des travaux de David Harvey, Pierre Bourdieu et Michel Foucault. Cette présentation nous fournira l’occasion d’un retour historique et réflexif sur la genèse des courants de pensée économistes associés au néolibéralisme comme pratique gouvernementale (séance 2 et 3), prélude à une réflexion plus générale sur les rapports qu’entretiennent les sciences humaines et l’exercice de la gouvernementalité (séance 4).

Durant les séances suivantes il s’agira, en partant du cas français, d’élargir notre compréhension comparative du phénomène en instaurant un dialogue critique avec des oeuvres prenant pour objet d’autres lieux du néolibéralisme. On mettra ainsi à l’épreuve la richesse interprétrative des schèmes d’analyse que les anthropologues nous fournissent dans notre compréhension de la diffusion, de la circulation et de l’implémentation des pratiques néolibérales. Il s’agira de traiter de façon comparative des études traitant des processus de bureaucratisation (séance 5), d’élitisation (séance 6), de marchandisation des identités (séance 7) et de paupérisation (séance 8) dans des espace-temps sujets à des transformations radicales, identifiées par les observateurs comme étant la conséquence des pratiques contemporaines de la gouvernementalité néolibérale.