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La reconnaissance des peuples autochtones comme sujets du droit international. Enjeux contemporains de l’anthropologie politique en dialogue avec le droit

par Nadine Boillon - publié le

Résumé de l’article d’Irène Bellier paru dans Clio@Themis numéro 15, revue électronique d’histoire du droit, février 2019

Cet article explique comment la catégorie politique relationnelle [peuples autochtones] suscite de nouveaux débats en anthropologie et en droit. En revenant sur les enjeux linguistiques – l’énoncé de cette catégorie internationale variant selon les langues dominantes tandis que ses usages s’inscrivent dans divers contextes politiques – il précise les enjeux de la différenciation entre les termes de « peuple » et de « population ». Le traitement des questions autochtones induit une série de transformations épistémologiques stimulant une réflexion analytique sur les institutions et les formes de gouvernement du collectif. De nouveaux domaines de dialogue entre anthropologie et droit émergent de cette perspective, notamment sur le sens de la loi, sur les questions foncières qui doivent être repensées à l’aune de la pression des entreprises multinationales (extractives ou agro-industrielles) sur les territoires autochtones ainsi que sur les classifications systémiques.

Mots-clés : peuples autochtones – droits humains – enjeux contemporains

Abstract : This article explains how the relational political category [Indigenous Peoples] raises new debates in anthropology and law. By returning to linguistic issues – as the statement of this international category varies according to the dominant languages and its uses fall into various political contexts – it specifies the stakes of the differentiation between the terms « people » and « population », the [s] making a difference in English (the working language of the United Nations) between people (individuals) and peoples (collective). The treatment of indigenous issues induces a series of epistemological transformations stimulating an analytical reflection on the institutions and forms of government of the collective. New areas of dialogue between anthropology and law emerge from this perspective, particularly on the meaning of law, on land issues that must be reconsidered in the light of the pressure of multinational companies (extractive or agro-industrial) on indigenous territories and on systemic classifications.

Key words : Indigenous peoples, human rights, contemporary challenges

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