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Figures de polygraphes - 2ème session

par Nadine Boillon - publié le

Journées d’études des 11 et 12 janvier 2007

GARAE, Maison des Mémoires

53, Rue de Verdun - 11 000 CARCASSONNE

Dans le cadre du programme du LAHIC "Le savoir des différences" (ACI "Histoire des savoirs"), la réflexion esquissée dès 2002 autour de la question de la polygraphie a tout "naturellement" trouvé sa place. L’heure est venue de lui donner corps.

Rappelons brièvement que l’atelier "Les polygraphes" se propose d’analyser cette pratique d’écriture telle qu’elle se présente au tournant des XIXe et XXe siècles. Ecriture encyclopédique prenant en charge tous les domaines du savoir, écriture polymorphe adaptable à toutes les intentions et à toutes les formes d’expression (savante, romanesque voire autobiographique), la polygraphie apparaît jusque-là, c’est-à-dire jusqu’à la fin du XIXème siècle comme un critère de valeur. Dès lors, elle se voit concurrencée par d’autres pratiques d’écriture, plus spécialisées, dont l’émergence accompagne le mouvement de compartimentation des disciplines. Manière résiduelle, archaïque et démodée d’être savant, la polygraphie se verrait alors poussée sur les marges, réservée aux petits érudits de province. On ne saurait dénier la pertinence de cette explication historique mais elle nous semble insuffisante pour saisir pleinement la portée de cette polygraphie qui persiste, précisons-le, jusqu’à la fin du XXe siècle. Tout aussi bien la polygraphie trouve-t-elle sa raison d’être dans l’objet particulier qui est le sien, à savoir le local et, qui plus est, dans un rapport particulier du polygraphe au dit objet. C’est du moins l’hypothèse que nous allons tenter de mettre à l’épreuve des différents cas particuliers abordés dans le cadre de l’atelier.

L’atelier se veut le lieu de la confrontation de différentes trajectoires de savants et de comparaison de leurs productions. Parmi les cas envisagés (C. Beauquier, A. Mengus, A. Brofferio, P. Foncin, P. Sébillot, L. Alègre, Lenoir, J. Momméja, F. Courrière,...) certains excèdent le cadre du tournant des XIXe et XXe siècles. Il importe en effet de ne pas limiter trop strictement la perspective chronologique aux seules décennies qui encadrent l’an 1900, étant entendu que la prise en compte, sur la longue durée, des disparitions, persistances et transformations devrait nous aider à mieux appréhender les enjeux inhérents à cette pratique d’écriture.

Au sein de l’ACI, cet atelier est conçu sous la forme de journées d’études qui pourraient s’organiser autour du programme suivant :

- Figures

- L’objet du polygraphe : du local à l’universel

- La part de l’autobiographie et l’identité savante

- Le polygraphe face à ses savoirs : hiérarchisation, conservation, transmission.

voir programme : http://www.garae.fr/article.php3?id_article=203