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Courbet-Proudhon. L’art et le peuple

par Nadine Boillon - publié le

Noël Barbe et Hervé Touboul (éd.), Besançon, Les Editions du Sekoya, 2010.

En 1865, Gustave Courbet peint Proudhon et ses enfants en 1853. C’est pour lui un devoir moral à remplir envers celui qu’il considère comme le pilote du XIXe siècle, une boussole et un rempart contre la barbarie. La même année, un ami commun, Gustave Chaudey, publie, à partir d’un manuscrit laissé inachevé par Pierre-Joseph Proudhon, Du principe de l’art et de sa destination sociale. Ce texte, alors considéré comme la somme et l’expression de la théorie proudhonienne de l’art, trouve son origine dans une demande de Courbet, l’écriture de l’introduction du catalogue d’une exposition de certaines de ses œuvres, en particulier le Retour de conférence. Le projet prend de l’ampleur. Courbet y voit une collaboration et l’expression de son projet.

Les textes qui composent cet ouvrage réexaminent tout d’abord cette rencontre qui paraît alors plus complexe et moins idyllique qu’il n’y paraît. Ils tentent d’en éclairer les angles morts ou les zones grises, de cerner accords et désaccords. D’une certaine manière, même si elle a eu lieu, cette rencontre n’en est pas une.

Prendre sous le même regard les deux hommes conduit inévitablement à questionner la politique de Courbet. En parler, c’est introduire à côté de Proudhon d’autres acteurs comme Fourier, c’est revenir sur les différents moments et modes d’engagement du peintre.

Mais aussi sur la possibilité d’une lecture politique de son œuvre, sur la politique dans le geste de peindre, ainsi que sur différentes appropriations politique ou artistique qui en ont été faites.

Introduction
Table des matières