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L’autobiographie et les langues de France

publié le

Sous la direction de Jean-François Courouau, Garae/Hésiode, coll. "Hors Collection", Carcassonne, 2010.

L’autobiographe justifie toujours sa décision d’écrire : témoigner de son histoire, refaire le chemin de sa formation, interroger l’énigme de sa propre vie... Affirmant son désir d’être sincère, il passe avec son lecteur ce que Philippe Lejeune a justement nommé un pacte autobiographique. Or, un élément de ce pacte est resté dans l’ombre. L’auteur écrira-t-il dans la langue littéraire dominante ou bien choisira-t-il sa « langue maternelle », c’est-à-dire le parler de ses premiers souvenirs et de son intimité familiale et sociale ?

De fait, l’autobiographie en France est parfois écrite en breton, en occitan, en basque, en corse...Ce choix double le pacte autobiographique d’un pacte linguistique qui le prolonge et le réoriente.

De ce continent submergé de l’autobiographie en langue minoritaire, il ressort une forte diversité des histoires, des situations, des intentions et des réceptions qui ouvre à la connaissance des écritures de soi un territoire radicalement nouveau.

Sommaire :

Jean-François COUROUAU - Introduction

Philippe GARDY - Écritures de soi et fondation linguistique et littéraire.
Quelques réflexions sur l’écriture autobiographique en occitan au XXe siècle

Philippe MARTEL- Ceux qui font parler la montagne : « autobiographies » alpines ?

Yves LE BERRE - L’écriture autobiographique en breton

Mannaig THOMAS - Le Cheval d’orgueil de Pierre-Jakez Hélias : un modèle d’autobiographie collective ?

Nelly BLANCHARD - Vie et écriture chez Hervé Burel, paysan du Léon

Jean CASENAVE - Écritures autobiographiques dans la littérature basque contemporaine : aller jusqu’à dire « je »

Eugène F.-X. GHERARDI - Vivre et l’écrire en corse… Repères sur le récit autobiographique

Alain COZIC - Regards sur l’autobiographie de langue allemande : quelques enjeux de l’écriture du Moi (Johann Heinrich Jung-Stilling, Klaus Mann)