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Fêtes et travail dans les organisations professionnelles : quelles relations possibles.

par Nadine Boillon - publié le

Anne Monjaret. Résumé de l’article paru dans http://www.ethnographiques.org/2012, numéro 24 - juillet 2012, "Ethnographies des pratiques patrimoniales : temporalités, territoires, communautés".

La « fête » et le « travail » sont deux termes qui apparaissent a priori comme antinomiques. Pourtant, les fêtes appartiennent bien aux mondes du travail. Elles sont pour les organisations professionnelles des outils de management qui aident à cultiver une image de marque comme à créer ou à entretenir la cohésion des personnels. Elles ne sont pas à la « marge » de la production, elles s’alignent sur les rythmes des activités professionnelles. Elles deviennent aussi, pour les salariés, le moyen d’exprimer leurs revendications ou leurs critiques envers ces mondes. Les fêtes au travail ponctuent la vie de ces actifs, les réinscrivant dans une continuité sociale. A partir d’ethnographies réalisées depuis les années 1980 sur les fêtes et en particulier la fête de sainte Catherine dans des établissements professionnels parisiens, Anne Monjaret propose une réflexion sur la présence et les formes du travail dans les fêtes officielles et officieuses, célébrées au sein de ces établissements.

Abstract

Parties at work : an oxymoron ? "Parties" and "work" are two words that appear at first glance to be contradictory. However, parties do indeed belong to the world of work. For professional organizations, they are management tools that both help to cultivate corporate culture and create or nuture a cohesive workplace. As such they are situated not at the margins of production, but are aligned with the rhythms of work activities. They also represent a means for employees to express their demands and criticism. Parties at work punctuate employees’ working lives, and inscribed in a form of social continuity. Drawing on fieldwork carried out at parties, and particularly at the feast of St. Catherine, in workplaces in Paris from the the 1980s to today, Anne Monjaret reflects on the presence and forms of work at both formal and informal gatherings celebrated in these institutions