Accueil > LAHIC > Productions scientifiques > Articles > Articles 2011-2012

Trois images de l’immigré, par similitude, par charité et par irréductibilité.

par Nadine Boillon - publié le

Noël Barbe et Émilie Notteghem. Résumé de l’article paru dans Images de l’étranger, Guy Lochard & Marie-Dominique Popelard (dir.),
Paris, L’Harmattan, 2012, pp. 103-125.

En introduction de l’un de ses textes, Axel Honneth cite longuement le roman connu de Ralph Ellison, Invisible Man. Le narrateur est invisible pour tous ceux qu’il rencontre, attribuant d’abord ceci à une disposition intérieure de ceux qui ne le voient pas. Quelques pages plus loin, le lecteur découvre que celui-ci est noir et que ceux qui regardent « à travers lui » sont blancs. Soit une situation de présence physique et d’invisibilité sociale. C’est cette question d’une présence physique — contemporaine ou historique — et d’invisibilité patrimoniale que nous entendons traiter à travers trois cas qui la conjuguent de façons différentes. Par images nous entendrons ce qui est donné à voir, ce qui est rendu visible, que nous soyons ou non face à une figuration, prenant sous notre regard des objets de culture, plus précisément parfois des objets reconnus comme mémoriaux ou patrimoniaux : la mise en patrimoine d’un site industriel dans le Jura, à Besançon l’élection des remparts Vauban comme patrimoine mondial par l’Unesco et des opérations mémorielles portant sur les migrations, enfin, à Montbéliard, un travail d’Armand Gatti mené en 1975.