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Atelier organisé par Liliane Kuczynski et Elodie Razy

publié le 9 novembre 2006

A partir de la migration africaine en France : perspectives anthropologiques

Atelier organisé par Liliane Kuczynski et Elodie Razy dans le cadre de :
Etudes africaines/état des lieux et des savoirs en France

1ère rencontre du réseau des études africaines en France
29-30 novembre et 1er décembre 2006
CNRS, 3, rue Michel Ange, 75016 Paris

Liliane Kuczynski (Anthropologue, CNRS, Laboratoire d’anthropologie urbaine)
Elodie Razy (Anthropologue, Docteur)
Sophie Bava (Anthropologue, IRD LPED, U-Provence)
Odile Journet (Anthropologue, Directrice d’études à l’EPHE, CNRS-CEMAf)
Jeanne Semin (Anthropologue, Doctorante)

Les premières études concernant les migrants originaires d’Afrique en France ne sont pas récentes (M.Samuel 1978, J. Barou 1978, G. Salem 1981). Elles ont longtemps été menées par des sociologues, des politologues, des historiens, des géographes, des démographes, des ethnopsychiatres plus que par des anthropologues (Fainzang et Journet 1989, Quiminal 1991). Néanmoins dans la dernière décennie, plusieurs travaux anthropologiques concernant divers aspects de la migration africaine ont été produits. Dans les dernières années, sous l’influence notamment de l’approche des « économies de bazar » d’une part, du fonctionnement multipolaire et de la diffusion internationale de certains groupes religieux d’autre part, a émergé l’idée de « territoires circulatoires » (Tarrius) et de « translocalité ». Sur le plan méthodologique, cette perspective a conduit plusieurs chercheurs à pratiquer une ethnographie « multisituée » (Marcus), qui envisage plusieurs terrains à la fois : non plus le seul pays d’immigration mais les allées et venues des migrants entre différents lieux, y compris des espaces transitoires.

L’objectif de cet atelier est de faire un bilan des études anthropologiques sur les sociétés africaines en situation migratoire, et de présenter les études en cours, en dégageant leur apport à la connaissance de ces sociétés. Loin de ne traiter que du fait migratoire en lui-même, ou de considérer les populations étudiées comme des isolats culturels en France, les études anthropologiques embrassent, en effet, de nombreux champs : religion, gestion de l’infortune, commerce, mort, parenté, enfance, adolescence, éducation, notion de personne, usage des technologies de la communication, etc. dont elles envisagent l’évolution dynamique dans ces nouveaux contextes. C’est de cette même perspective issue d’une ethnographie rigoureuse, que découle la prise en compte de la notion de circulation ou/et d’espace transitoire. On montrera notamment comment, à partir de terrains particuliers cette approche s’est imposée et quels partis pris méthodologiques ont été employés pour la mettre en œuvre.

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