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Accueil du site > Labex CAP > L’institution du patrimoine > 5 - Postures

L’INSTITUTION DU PATRIMOINE

5 - Postures

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Ce à quoi nous tenons : éthique et politique du patrimoine

Patrimoine est un terme générique, progressivement étoffé, remarquablement disponible pour dire ce à quoi nous tenons, ce qui nous importe pour être dans-le-temps. Par lui, nous faisons valoir droits (deuil, mémoire, temps, culture, création, redistribution des richesses…) et devoirs (transmission, gestion négociée de la nature, préservation de la biodiversité…). Autant d’enjeux majeurs, d’hier à ceux des temps à venir, et qui aiguisent sa profonde ambivalence : à la fois et indissociablement instrument des sociétés de contrôle, et vecteur d’une parole publique, moyen de résistance à la domination, arme critique et de participation. Lieu de valuation, il interpelle le chercheur qu’il engage, embarque et confronte à ses (propres) attachements : pas, plus de neutralité possible.

Responsable : Jean-Louis Tornatore.

Mots-clés : Esprit de patrimoine – démocratie - participation – engagement – attachement – expertise – valuation – politique – société de contrôle – résistance – émancipation


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L’anthropologue et la culture : questions d’autoanalyse

L’anthropologie a devant le phénomène mondial d’institution de la culture une position ambiguë. Elle a longtemps considéré l’ouverture des sociétés locales à ce processus comme un dévoiement et une perte d’authenticité. Le réemploi local des productions d’anthropologues (écrits, sons et images) est un fait connu mais n’a fait l’objet que d’enquêtes ponctuelles et trop souvent platement dénonciatrices. Il faudrait aussi interroger l’implication sur le terrain du chercheur lui-même, qui oscille entre deux postures : l’une de déploration de la pureté perdue du terrain, l’autre d’adoption par principe de la position des peuples indigènes qui amène l’ethnologue à se retrouver pris dans les mécanismes mêmes qu’il étudie.

Responsable : Daniel Fabre

Mots-clés : Anthropologie, terrain, culture, authenticité