Lahic

Partenaires

Ehess

Laboratoire d’anthropologie et d’histoire
de l’institution
de la culture

105 bd Raspail
75006 Paris
Tél : 01 53 63 51 57
Nous contacter

11, rue du Séminaire de Conflans
94220 Charenton-Le-Pont



Rechercher

Sur ce site

Sur le Web du CNRS

Archives ouvertes

Archives ouvertes Lahic

Accueil du site > Productions scientifiques > Articles > Articles 2011-2012 > Dictions archéologiques

Dictions archéologiques

Nöel Barbe, résumé d’un article paru dans L’archéologie comme discipline ? in : Philippe Boissinot (dir.), Paris, Le Seuil, 2011, pp. 235-263

Ce texte interroge le régime disciplinaire de l’archéologie et de ses savoirs i.e. l’usage de la notion de discipline pour penser l’archéologie et le régime d’existence de ses savoirs. Les interventions des archéologues dans un séminaire conduit entre 2003 et 2005 [1] , constituent la matière première de cette interrogation et la matière principale de ce texte, appuyées quelquefois sur d’autres de leurs productions textuelles, convoquant d’autres auteurs, agrégeant et télescopant parfois des interventions. Bref, plus particulièrement, il s’agit d’appréhender et de revenir sur ce séminaire comme dispositif de phonation, certes incomplet et situé, de l’archéologie comme discipline c’est-à-dire de l’archéologie comme « un mécanisme complexe pour rendre les mondes capables d’écrire ou de parler, comme une alphabétisation générale des entités muettes » (Latour). L’analyse de ces descriptions de la distribution de la parole se fait selon deux axes. Le premier est construit autour de la notion de configuration, entendant par là la combinaison d’une situation, de personnages et d’une épreuve. Cette notion permet de saisir une situation concrète de qualification ou de requalification de personnages humains et non-humains à l’aide d’une épreuve qui leur est assignée. Elle autorise la lecture des opérations effectuées par les locuteurs au cours du séminaire. Le second relève de la métaphore spatiale et plus particulièrement de la notion d’emplacement définie par Michel Foucault comme relations de voisinage entre point et élément. Dans ces relations de voisinage, il est loisible de se placer, d’adopter un point de vue, de choisir parmi les voisins les bons et les indésirables, de les inviter, de prendre pension chez eux, etc. Avoir des voisins suppose aussi un lieu propre à partir duquel construire son voisinage, un placement (Lazzarrotti) à partir desquels les considérer et les qualifier.


[1] Ce séminaire, conduit avec Jean-Louis Fabiani, La discipline archéologique : controverses, frontières et transferts de modèles, s’est déroulé à l’EHESS.